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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 19:57
Nietzsche raciste ?

"Si l’on ne peut sûrement pas ranger Nietzsche parmi les racistes, il n’en faut pas moins reconnaître que certains concepts de sa philosophie, qui est loin d’être homogène, se rapportent en fait aux prémisses générales de l’idéologie que nous étudions ici. On peut se référer à la « religion nietzschéenne de la vie », qui, au fond, nie le principe transcendant de la personnalité humaine et donne à tout jugement moral, au bien et au mal, une signification et une justification simplement biologiques. Le sens de l’inversion nietzschéenne de toutes les valeurs est celui-ci : depuis des siècles, un ensemble de conceptions morales, sociales et religieuses ont conspiré contre la « vie », en exaltant comme valeur et esprit tout ce qui mortifie et émascule l’instinct, voile ou amoindrit la sensation de la force vitale. Ce sont les valeurs de la « décadence » et du « ressentiment », qui ont été annoncées par les esclaves, les faibles, les déshérités, les parias de la nature et dont ils se sont servis pour saper peu à peu la base sur laquelle, à des époques fortes et saines, reposaient le « surhomme » et le droit du « surhomme », maître des hommes ; et ils ont vaincu. Nietzsche proclame la révolte contre ces « valeurs de la décadence » (dont ferait partie le christianisme), dénonce leur caractère destructeur et pose le critérium biologique comme principe d’un nouveau jugement : seul est vrai, moral, spirituel et beau ce qui confirme, justifie et renforce l’instinct vital, qui, pour lui, trouve sa plus haute expression dans la « volonté de puissance » ; tout ce qui éloigne de la vie, limite, condamne et étouffe la volonté de puissance est faux, immoral, laid et subversif. Si l’on y ajoute que, dans son aspect inférieur, le « surhomme » nietzschéen se présente simplement comme une bête blonde indomptable et conquérante, on doit admettre qu’il y a une convergence entre la philosophie nietzschéenne et une certaine idéologie raciste, et on peut penser que celle-là n’a pas été sans influence sur la formation de celle-ci. En réalité, on peut constater chez Nietzsche une réaction aristocratique faussée par des idées naturalistes et évolutionnistes en vogue à son époque."

Julius Evola, "Le mythe du sang"

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 15:16
L'invention d'un Nietzsche de gauche

"Durant les années 70, les philosophes français, de Michel Foucault à Gilles Deleuze en passant par Jacques Derrida ou Pierre Klossowski, avaient surtout à coeur de laver Nietzsche de la tache que représentait sa récupération par les nazis. C'est pourquoi ils ont inventé de toutes pièces un Nietzsche de gauche, une sorte de penseur de la déconstruction, qui démonterait toutes les idéologies sans en défendre aucune. Quant au thème de la joie et de l'approbation du monde, pourtant omniprésente dans l'oeuvre, ils préféraient le cacher sous le tapis. Car, n'est-ce pas, il y a de la misère dans le monde, des inégalités sociales, des spoliations, des guerres... Approuver ce monde tel qu'il est, louer la réalité, c'est un luxe et un comportement de social-traître. Personnellement, je combats cette manière d'édulcorer Nietzsche - sa pensée, comme celle de Spinoza, est implacable et cruelle. Affirmer le monde, prôner la joie, c'est d'une grande cruauté, puisque cela revient à opposer un front insouciant aux pires catastrophes."

Clément Rosset, extrait de son entretien dans "Nietzsche l'antisystème" hors série n° 26 de Philosophie magazine.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 20:20
Une question de repères

Le philosophe Alain de Benoist est sous les feux de la rampe suite à la charge du premier ministre Manuel Valls contre Michel Onfray accusé de perdre ses repères en raison d'une soi-disant préférence donnée à Alain de Benoist sur Bernard Henri-Lévy. Cela en dit long sur la nature totalitaire du régime actuel. Interdiction de penser en dehors des clous judéo-maçonniques. Alain de Benoist, heideggerien, n'est pas ma tasse de thé, mais force est de constater qu'il est un esprit libre, que son oeuvre, même si le style universitaire est imbitable, a le mérite de défendre une certaine idée de l'Europe, païenne et libre. On relira donc avec le plus grand intérêt les réponses ci-dessous d'Alain de Benoist au questionnaire de la Nietzsche académie :

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:05

Nietzsche187a1"La volonté de puissance, c'est la volonté de puissance ! Inutile de jouer sur les mots, comme le font les intellectuels efféminés. C'est la volonté de survivre, de dominer et de vaincre, la loi fondatrice de toute vie. (...) Tous ces crachoteurs philosophards, qui tentent de détourner Nietzsche (comme ils ont détourné Céline et d'autres), nous expliquent, avec la classique posture d'imposteurs, qu'au fond le Surhomme n'est pas le Dominateur, mais le "penseur" qui domine son "empire intérieur", bref, une sorte de moine, d'ascète mondain, mais surtout pas un guerrier ! Biaiseries d'exégètes travestisseurs. Mais lisons clairement Nietzsche, sans ces pas-de-menuet de petits maîtres interprétateurs terrorisés par l'idéologie dominante. Il a dit ce qu'il a dit, et pas le contraire. La théorie du Surhomme et de la volonté de puissance est bien à prendre au premier degré. Méfions-nous de ces neutralisateurs, qui "interprètent" tous les grands auteurs européens, les aseptisent, les relisent selon une grille politiquement correcte (au "deuxième degré"), faute de pouvoir les censurer."

 

Guillaume Faye, "Avant-guerre", éd. L'Aencre, 2002.

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 20:39

Nietzsche est-il soluble dans le capitalisme ? Il faut croire que oui si l'on en croit cette vidéo de David J. Willbrand avocat américain spécialisé en Droit des affaires. A regarder pour le plaisir d'en rire ou pour vous en inspirer si vous êtes un entrepreneur de sensibilité nietzschéenne. Le surhomme est un artiste créateur, l'entrepreneur aussi ?

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 20:32

Benoît XVI"Nietzsche m'a tuer", tweet apocryphe du pape Benoît XVI juste avant l'annonce de sa démission. Joseph Ratzinger souffrirait d'une crise métaphysique. La rumeur raconte qu'un tweet de la Nietzsche académie n'y serait pas pour rien :

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 14:00

Nietzsche187a1La "folie" et la mort de Nietzsche sont dues à un cancer du cerveau et non à la syphilis, info à lire dans The Telegraph (http://www.telegraph.co.uk/education/3313279/Madness-of-Nietzsche-was-cancer-not-syphilis.html)

La théorie d'une folie de Nietzsche consécutive à la syphilis est une campagne d'intoxication menée après la seconde guerre mondiale pour discréditer la philosophie nietzschéenne et sa théorie du surhomme en raison du national-socialisme qui l'avait adoptée.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 15:28

wikipedia.jpgWikipedia a rédigé un article sur le thème du Surhomme(http://fr.wikipedia.org/wiki/Surhomme). Il faut s'en féliciter et j'y vois sans modestie l'influence indirecte de la Nietzsche académie. Néanmoins à la lecture de l'article, j'ai vite déchanté et comme il se doit, son orientation est clairement gauchisante. On nage dans la vulgate nietzschéenne de gauche, la doxa actuellement dominante qui voudrait faire de Nietzsche un simple philosophe épicurien alors qu'il est un artiste créateur à la morale dure à l'image de la figure du Surhomme. La mystification est tellement grossière que pour définir le surhomme, les rédacteurs recourent - un comble - à un obscur auteur, Richard Roos, plutôt qu'à Nietzsche, quand ce dernier l'a clairement défini dans Ecce Homo comme l'a récemment mis en relief Olivier Meyer dans son essai Nietzsche Hyperboréen ou l'école du surhomme aux éditions du Lore. Enfin en ce qui concerne l'antisémitisme de Nietzsche, la grande peur des bienpensants, on tombe carrément dans le négationnisme et le révisionnisme philosophique comme l'avait bien vu Aymeric Monville dans son essai Misère du nietzschéisme de gauche.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 14:51

Tsahal"- Regarde ce "flic" ! murmura le Palestinien en appuyant fortement sur le mot d'argot... Regarde comme il est sûr de lui et dominateur! Sens-tu comme il nous méprise, même sans nous voir ?

- J'admire ce "flic" mais il me fait peur, constata le Jésuite.

- Et tu as raison parce qu'il ne s'agit pas là d'un agent de police ordinaire. A Paris un "flic" est au service du préfet de police, donc peu de chose. Il se montre en conséquence détendu, sceptique et débonnaire. Celui-ci est au service de Iaveh. Peut-être ne s'en rend-il pas compte aussi bien que moi. Peut-être est-ce un pauvre type ? Mais un pauvre type en Israël, c'est déjà un surhomme par rapport à nous ! Chaque israélien est au service d'un dieu qui, depuis six mille ans et sans doute plus, cherche à régner sur la terre et non dans le ciel. C'est pour ça que nous sommes perdus, Roland !

Les deux hommes se tenaient immobiles derrière la porte Mandelbaum, les yeux rivés au policier juif qui paraissait lui aussi les contempler mais ne les voyait pas, toute son attention concentrée sur quelque chose qui les dépassait. Ghaleb dit lentement:

- Regarde cet homme et demande-toi d'où il vient ?... Comme il a changé ! Voici trente ans il serait allé au "mur des lamentations", arrivant d'Europe, ou sortant d'une vieille famille talmudique de Jérusalem, crasseux, affamé, terrorisé, rampant. Enfant, je les ai vus au pied du "mur". Ils pleuraient. Les plus fanatiques se déchiraient le visage à coups d'ongles. Les voici transfigurés! (...)"

(Source: Le sang d'Israël de Saint-Loup, Presses de la Cité, 1970.)

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 07:43

"Colli et Montinari insistent sur le caractère étranger de Nietzsche vis-à-vis de l’antisémitisme et de la judéophobie ? C’est là exactement le point de vue d’Élisabeth. Si les deux éditeurs, en publiant Socrate et la tragédie, rejettent la conclusion de la conférence (« ce socratisme, c’est la presse juive ») dans les apparats critiques, quand ils ne la suppriment pas purement et simplement, la sœur outragée du philosophe procédait de la même façon. Celle-ci, dans sa biographie, se réfère amplement à cette conférence, tout en passant sa conclusion sous silence ; elle rapporte les réactions à la fois admiratives et inquiètes de Cosima et Richard Wagner, mais sans préciser que ce qui les avait provoquées était l’identification explicite du socratisme et du judaïsme. D’ailleurs, Colli et Montinari suggèrent eux-mêmes que ce n’est peut-être pas l’auteur de la conférence qui a lui-même arraché la page finale de Socrate et la tragédie, qui contient la conclusion que nous avons vue. Comment expliquer le geste d’Élisabeth sinon par sa volonté de mettre le philosophe à l’abri des accusations d’antisémitisme ?

Élisabeth est la destinataire des lettres dans lesquelles le jeune Nietzsche donne libre cours à sa judéophobie : celui-ci se vante d’avoir « enfin » trouvé une auberge où il est possible de jouir de ses repas sans avoir à subir la vue de ces « espèces de mufles juifs », ainsi que, toujours en se référant aux Juifs, de ces « singes dégoûtants dépourvus d’esprit et autres commerçants » ; à l’opposé, il exprime son mécontentement au théâtre, à l’occasion d’une représentation de l’Africaine de Meyerbeer (le compositeur d’origine juive raillé par Wagner), de tomber sur des « Juifs et des acolytes des Juifs où qu’on tourne le regard ». Il va jusqu’à écrire, s’adressant à sa sœur : « Comment peux-tu exiger de moi que je commande un livre chez un antiquaire juif insolent ? » Élisabeth évite de claironner ces lettres : au contraire, elle étend sur elles un voile charitable de silence : mais n’est-ce pas de la même façon que procède l’édition Colli-Montinari ? Voici un autre exemple significatif. Après l’éreintement de la Naissance de la tragédie, Nietzsche flétrit Willamowitz en le traitant de « jeune homme infesté par l’arrogance juive » ; il ironise aussi sur la froideur du maître, ou de l’ex-maître Ritschl, en la mettant sur le compte de sa culture marquée par l’empreinte alexandrine, ou plus exactement « hébraïco-romaine ». On trouve des accents comparables dans les réactions du cercle d’ami du philologue-philosophe de Bâle. Élisabeth pour sa part se limite plus froidement, dans sa biographie, à critiquer l’étroitesse d’horizon des philologues de profession. En dernière analyse, si la violente judéophobie du jeune Nietzsche est restée dans l’ombre pendant tant de temps, c’est en tout premier lieu grâce au voile pudique que sa sœur complaisante a étendu sur elle." (Source: Domenico Losurdo, « Les lunettes et le parapluie de Nietzsche », Noesis, N°10, 2006. URL : http://noesis.revues.org/index612.html)

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