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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 10:47

AristéasPublication aux éditions roumaines Casa cartii de stiinta du recueil de poésie d'inspiration nietzschéenne Aristéas d'Olivier Meyer. Un recueil pour tous et pour personne en quête du Surhomme sous les auspices de la plus longue mémoire d'un guide Hyperboréen. Une vie surhumaine sera poétique ou ne sera pas. A lire pour ne pas finir bête à cornes.

 

Possibilité de commande en ligne sur la Nietzsche académie ou écrire aux éditions des Petits Bonheurs dirigées par Jean-Pierre Fleury (prix : 15 euros franco de port, le recueil fait 110 pages et est richement illustré notamment par des dessins de l'auteur): jeanpierre.fleury2@gmail.com  

Sinon le recueil est disponible à la librairie Touzot à Paris http://www.touzot.fr/fr/home.asp

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 20:45

Olivier Mathieu-copie-1Il y a du Antoine Blondin chez Robert Pioche, celui d'Un singe en hiver. C'est le sentiment que j'ai eu à la lecture du roman Les drapeaux sont éteints (paru en 2004) d'Olivier Mathieu. Comme Blondin, Pioche n'est pas le gendre idéal. Pour cause, ce n'est pas un bourgeois. Comme Fouquet, le héros d'Un singe en hiver, Robert Pioche se réfugie dans l'ivresse, sauf qu'ici il ne s'agit pas d'alcool mais d'une jeune femme allemande nommée Claudia. Le drame de Pioche est d'être un créateur, un littéraire voué à sa création, quand les femmes aspirent au "petit bonheur"... Les drapeaux sont éteints narrent ce hiatus, un homme pauvre en argent mais pas en talent, refusant l'aliénation du travail bourgeois, préférant les Muses et leurs semelles de vent, l'histoire de cet homme donc, Robert Pioche, confronté à la paternité, au matérialisme et à la quête du bonheur petit-bourgeois des femmes. L'issue est tragique mais à l'instar de Zarathoustra de Nietzsche, notre Robert Pioche n'aspire pas au bonheur, il aspire à son oeuvre. Cette oeuvre, le cycle des aventures de Robert Pioche, atteste de la victoire du surhumain sur le trop humain, ce qui pour nous lecteurs est bien l'essentiel. Que la fille de Robert Pioche, qui est aussi un personnage du roman, le sache et le comprenne si jamais elle devait tomber sur ces lignes: son père était un poète dans un monde de philistins, à qui la faute s'il n'a pas été compris ?

Les drapeaux sont éteints (roman, 2004) est disponible (encore quelques exemplaires) auprès de Jean-Pierre Fleury (jeanpierre.fleury2@gmail.com).

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:29

fellationAvec "Les filles du désert", dans Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche dénonce le nihilisme du stupre et d'une certaine forme de sexualité. Sans être pudibond - lui qui fréquenta les maisons closes - Nietzsche nous met en garde contre le désert de la sexualité mécanique, mercantile, stérile, sans désir ni création. Une leçon de sagesse à méditer à l'heure de la pornographie triomphante, notamment sur internet, ce grand désert de l'homme moderne.

 

"Le désert grandit : malheur à celui qui recèle des déserts !


— Ah !
Solennel !
Un digne commencement !
D’une solennité africaine !
Digne d’un lion,
ou bien d’un hurleur moral…
— mais ce n’est rien pour vous,
mes délicieuses amies,
aux pieds de qui
il est donné de s’asseoir, sous des palmiers
à un Européen. Selah.

Singulier, en vérité !
Me voilà assis,
tout près du désert et pourtant
si loin déjà du désert,
et nullement ravagé encore :

dévoré
par la plus petite des oasis
— car justement elle ouvrait en bâillant
sa petite bouche charmante,
la plus parfumée de toutes les petites bouches :
et j’y suis tombé,
au fond, en passant au travers — parmi vous,
vous mes délicieuses amies ! Selah.

Gloire, gloire, à cette baleine,
si elle veilla ainsi au bien-être
de son hôte ! — vous comprenez
mon allusion savante ?…
Gloire à son ventre,
s’il fut de la sorte
un charmant ventre d’oasis,
tel celui-ci : mais je le mets en doute,
car je viens de l’Europe
qui est plus incrédule que toutes les épouses.
Que Dieu l’améliore !
Amen !

Me voilà donc assis,
dans cette plus petite de toutes les oasis,
semblable à une datte,
brun, édulcoré, doré,
ardent d’une bouche ronde de jeune fille,
plus encore de dents canines,
de dents féminines,
froides, blanches comme neige, tranchantes
car c’est après elle que languit
le cœur de toutes les chaudes dattes. Selah.

Semblable à ces fruits du midi,

trop semblable,
je suis couché là,
entouré de petits insectes ailés
qui jouent autour de moi,
et aussi d’idées et de désirs
plus petits encore,
plus fous et plus méchants,
cerné par vous,
petites chattes, jeunes filles,
muettes et pleines d’appréhensions,
Doudou et Souleika
ensphinxé, si je mets dans un mot nouveau
beaucoup de sentiments
(que Dieu me pardonne
cette faute de langage !)
— je suis assis là, respirant le meilleur air,
de l’air de paradis, en vérité,
de l’air clair, léger et rayé d’or,
aussi bon qu’il en est jamais
tombé de la lune —
était-ce par hasard,
ou bien par présomption,
que cela est arrivé ?
comme content les vieux poètes.
Mais moi, le douteur, j’en doute,
c’est que je viens
de l’Europe
qui est plus incrédule que toutes les épouses.
Que Dieu l’améliore !
Amen !

Buvant l’air le plus beau,

les narines gonflées comme des gobelets,
sans avenir, sans souvenir,
ainsi je suis assis là,
mes délicieuses amies,
et je regarde la palme
qui, comme une danseuse,
se courbe, se plie et se balance sur les hanches,
— on l’imite quand on la regarde longtemps !…
comme une danseuse qui, il me semble,
s’est tenue trop longtemps, dangereusement longtemps,
toujours et toujours sur une jambe ?
— elle en oublia, comme il me semble,
l’autre jambe !
Car c’est en vain que j’ai cherché
le trésor jumeau
— c’est-à-dire l’autre jambe —
dans le saint voisinage
de leurs charmantes et mignonnes
jupes de chiffons, jupes flottantes en éventail.
Oui, si vous voulez me croire tout à fait,
mes belles amies :
je vous dirai qu’elle l’a perdue !…
Hou ! Hou ! Hou ! Hou ! Hou !…
Elle s’en est allée
pour toujours !
l’autre jambe !
Ô quel dommage pour l’autre jambe si gracieuse
Où — peut-elle s’arrêter, abandonnée, en deuil ?
Cette jambe solitaire ?
Craignant peut-être
un monstre méchant, un lion jaune

et bouclé d’or ? Ou bien déjà
rongé, grignoté — hélas ! hélas !
misérablement grignoté ! Selah.

Ô ne pleurez pas,
cœurs tendres,
ne pleurez pas,
cœurs de dattes, seins de lait,
cœurs de réglisse !
Sois un homme, Souleika ! Courage ! courage !
ne pleure plus,
pâle Doudou !
— Ou bien faudrait-il
peut-être ici
quelque chose de fortifiant, fortifiant le cœur ?
Une maxime embaumée ?
une maxime solennelle…

Ah ! monte, dignité !
Souffle, souffle de nouveau
Soufflet de la vertu !
Ah !
Hurler encore une fois,
hurler moralement !
en lion moral, hurler devant les filles du désert !
— Car les hurlements de la vertu,
délicieuse jeunes filles,
sont plus que toute chose
les ardeurs de l’Européen, les fringales de l’Européen !
Et me voici déjà,
moi l’Européen,

je ne puis faire autrement, que Dieu m’aide !
Amen.


Le désert grandit : malheur à celui qui recèle le désert !"

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 14:19

DrieuPublication le 20 avril d'un volume intitulé Récits, romans et nouvelles consacré à l'écrivain nietzschéen Pierre Drieu la Rochelle dans la prestigieuse collection La Pléiade des éditions Gallimard. L'occasion de se replonger dans la prose de l'auteur de l'essai Socialisme fasciste dont un chapitre est intitulé "Nietzsche contre Marx".

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 11:35

Olivier Mathieu CMMRobert Pioche est un ovni littéraire. Le dernier opus du cycle de ses aventures intitulé « La petite queue et le prépuce du meilleur des goyim : Robert Pioche» entraîne le lecteur sur les pas d’un personnage antimoderne qui se raconte sous forme de nouvelles et récits. Antimoderne parce qu’européen dans une France de plus en plus « Rance » (lire à ce sujet la nouvelle très orwellienne « Attention, il existe  plusieurs Olivier Mathieu ») aux mains de « Zèbres heureux », autorité morale suprême seule habilitée à délivrer un permis de penser. Le « problème » c’est que Robert Pioche, il pense. Le crime, le vrai, il est là. Réfléchir c’est désobéir. Olivier Mathieu / Robert Pioche n'arrête pas de désobéir, aux convenances, aux préjugés, aux systèmes. La liberté est à ce prix. Anarchiste Pioche ? Peut-être, mais alors anarchiste littéraire, « anarchiste de droite » à la manière d’un Céline. Pour l’amour du beau, d’une émotion, mettre sa peau sur le tapis, écrire avec son sang, c’est le prix à payer pour avoir du style, notion antimoderne par excellence, faute de quoi pour paraphraser Céline, on est un aptère, un cafouilleux, un rampant d’homme moderne… Pioche le sait et s’en amuse, lui « le meilleur des goyim », à la manière d’un Cyrano de Bergerac pour défendre son appendice caudal et sa fierté d’homme libre dans un monde aliéné par des névroses de prépusectomisés (lire la nouvelle jubilatoire « Ma petite queue »). La sensibilité du roman est à fleur de peau et alterne comédie et tragédie dans une danse macabre qui n’est pas sans rappeler celle d’Eros et Tanathos. La vie quoi, mais une vie dansante, tout le monde ne peut pas en dire autant qui ne relève pas la tête du métro boulot dodo. Alors gloire à Pioche et vive les « petites queues » ! (« La petite queue et le prépuce du meilleur des goyim : Robert Pioche» d’Olivier Mathieu, éditions des Petits Bonheurs, Nantes 2012).

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 12:57

hitler-nietzschebust"Je ne peux pas tirer grand-chose de Nietzsche. C'est un artiste plus qu'un philosophe, il n'a pas la compréhension limpide de Schopenhauer. Naturellement, j'apprécie le génie de Nietzsche. Il écrit sans doute dans le plus beau langage que la littérature allemande puisse offrir aujourd'hui, mais ce n'est pas mon guide."

(Confidence d'Adolf Hitler à Leni Riefenstahl. Source : Dans la Bibliothèque privée d'Hitler de Timothy W. Ryback, Le Cherche Midi, 2009). 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 14:58

mosaique Dionysos Interview dans Le Point du jeudi huit décembre du chercheur Didier Raoult auteur dernièrement du livre "Dépasser Darwin" aux éditions Plon. Ou quand la science corrobore la vision du monde de Nietzsche. Extrait de l'interview:

"La vision de la vie que nous commençons à affiner aujourd'hui est plus nietzschéenne que darwinienne. Avec, d'un côté, Apollon, beau, rationnel et organisé, et l'éruption de Dionysos, qui entraîne le désordre, le chaos, des évènements imprévus et les recombinaisons succédant aux bacchanales. Le transfert vertical des gènes à l'intérieur d'une même espèce, avec ses modifications progressives sélectionnées par l'environnement, ressemble au monde d'Apollon. Le transfert latéral des gènes entre espèces différentes via les microbes évoque par sa brutalité et sa radicalité l'univers de Dionysos."

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 15:06

Nietzsche il rebelleDomenico Losurdo est l'auteur du livre "Nietzsche, il ribelle aristocratico. Biografia intellettuale e bilancio critico" paru en 2004 en Italie aux éditions Bollati Boringhieri. Malheureusement non encore traduit en France mais l'italien se laisse aisément comprendre. Nietzsche le rebelle aristocrate, la formule est juste et mérite d'être mise en relief. Une formule qui n'est pas sans évoquer celle naguère de Georg Brandes parlant du radicalisme aristocratique de Nietzsche et que ce dernier avait appréciée.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 09:48

venise Il existe une parenté spirituelle qui unit les poètes par-delà le temps et qui amène leurs pas à Venise. C'est le cas de Friedrich Nietzsche et Olivier Mathieu. Aurore de Nietzsche, sous-titré Réflexions sur les préjugés moraux, a été rédigé dans la cité lacustre. Olivier Mathieu y a également séjourné à de nombreuses reprises et son dernier recueil de poèmes Les derniers feux du bel été (Editions des Petits Bonheurs, 2011) consacre plusieurs poèmes à la Sérénissime.

 

"Ainsi la lune pleine trône,

Ainsi trône la pleine lune

Au haut des escaliers de marbre

Et il faut attendre longtemps

(Parfois la longue attente est vaine)

Pour que passe humain ou humaine

Et s'arrête de temps en temps

Et je fus sur le front de guerre

Ainsi, jusqu'au dernier minuit.

 

Bien plus tard, Venise s'éveille

(Aux marchés, les poissonniers crient),

Venise qui sans cesse meurt

Et je porte déjà le deuil

Des soleils qui se lèveront

Bien après ma mort sur Venise.

 

C'est le grand soleil maintenant

Qui brûle sur le marbre blanc

Où reflets de la lune, hier

Et lampions de couleur glissèrent.

 

Et plus tard, Venise s'éveille

Mais c'est le vieux Comte qui veille

Sur tout instant mélancolique:

Tous les voyages sont fortuits

Si ce n'est le dernier voyage.

Et si l'instant mélancolique

Se sut peut-être poésie,

Il ne se saura point poème.

La plus grande question peut-être

Est, même s'il ne semble pas:

Mais faut-il, en quittant Venise,

Se tourner jamais en arrière?

Saluer, sur l'arche du pont,

Plus loin qu'au coin de la ruelle

Tous m'ont oublié, toutes elles,

Un signe de main qui s'éloigne?

Conserver d'un adieu l'image?

L'été meurt, tristesse infinie."

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 13:42

bella-principessaA l'heure de la grand-messe médiatique autour du prix Nobel de la Paix et son tombereau de pseudo bons sentiments (en fait purement idéologiques), la Nietzsche académie lance le prix Nietzsche de la Guerre... pour le Beau. Le Nobel de la Paix récompense les personnes ayant oeuvré pour le "bien" de l'humanité, le Nietzsche de la Guerre récompensera à titre purement honorifique à partir de cette année une personne physique ou morale ayant oeuvré pour le beau de l'humanité et sa tension vers une surhumanité. Seule la beauté sauvera le monde, a écrit Dostoïevski. La guerre pour le beau seule nous sauvera du nihilisme ambiant. Une guerre du goût, pour paraphraser Philippe Sollers. La seule guerre qui vaille d'être menée.

Le Nietzsche de la Guerre est décerné cette année 2011 à la société Lumière Technology (http://www.lumiere-technology.com/index.htm) pour avoir authentifié un treizième portrait du Bon Européen Leonardo da Vinci, à savoir le profil de La Belle Princesse (La bella principessa, portrait de la jeune Bianca Sforza) à la pure beauté nordique.

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  • Nietzsche Académie
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