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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 20:56

chevalier-mort-diableA Mathilde P.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il était une fois un tableau

A nul autre aussi beau

Une gravure de Dürer

A méditer à toute heure

Le Chevalier, le diable et la mort

Sa philosophie est sans remords

Nietzsche l’a compris

Qui à Wagner l’offrit

Le chevalier de l’esprit

Chevauche la vie

Sans peur ni reproches

Pas un regard pour les proches

Droit devant il avance

Méprisant le diable la mort et leur danse

La noblesse est dans le courage

Cette question n’a pas d’âge.

(Source : Aristéas, recueil de poésie d'Olivier Meyer, éditions Casa Cartii de Stiinta, diffusion en France et hors Roumanie par les éditions des Petits Bonheurs dirigées par Jean-Pierre Fleury)

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 07:29

"Après les drames du vingtième siècle (vous voyez ce que je veux dire?), et après l’établissement de la démocratie en Europe, et après tous les génies et les politiciens et les penseurs qui se sont succédé, et après la chute du Mur de Berlin, et après la libre circulation de (presque) toutes les idées, et après l’élection de Barack Hussein Obama Junior, et après la mort de Bin Laden, et après Chirac et la réduction de la fracture sociale, et après Sarkozy et la France forte, et après la prodigieuse victoire de la France contre l’Ukraine, comment donc peut-il demeurer autant de gens déprimés?

Ce qui est le plus frappant, c’est le nombre de gens déprimés.

La “dépression” fait fonctionner le petit commerce des médocs. Tu prends une petite pilule, tu avales la pilule. C’est très important: tu dois absolument bien avaler, bien à fond, la pilule.

Et là – si tu avales bien la pilule – tu commences à voir le monde sucré, si t’as pas assez de sucre tu vas en trouver partout, du sucre. Tu allumes la télé sucrée, tu lis les oeuvres complètes et sucrées de Monsieur Freud, tu lis la Bible sucrée t’iras au paradis, tu écoutes un “hit” planétaire sucré des Bee Gees (ou compagnie), tu emploies la méthode Coué sucrée, tu te répètes que la vie est belle, tu répètes “la vie est belle” comme d’autres comptent les moutons pour s’endormir.

Jusqu’au jour où tu t’éveilles et que ta première pensée est que la vie est belle, et que t’as de la chance de vivre dans le libre Occident, et que t’as de la chance de pas avoir vécu sous des régimes où la vie elle était pas sucrée, et que t’as des centaines d’amis sur Facebook, et que la Sécu est bien bonne de te rembourser les petites pilules que le médecin te prescrit quand tu commences à douter du fait que la vie soit sucrée, et que t’as le droit de vote et ta carte d’électeur, et qu’il te reste plus que dix ou vingt ou trente ou quarante ans à trimer en reversant la moitié de ton salaire à l’Etat, mais que t’auras le droit à un mois de vacances par an et qu’au bout de tout ça on te filera le droit à la retraite, putain c’est vrai que la vie est belle, mon pote, t’es libre et t’as le droit de dire ce que tu penses à condition de penser ce qu’on te dit de penser, et de dire ce qui est permis de dire, la vie est sucrée.

Soyez un peu plus désespérés, si vous en êtes encore capables. Ce dont je doute.

Ça vous aidera à être moins ”déprimés”.

Mais non, vous n’en ferez rien : 99, 99 % des gens qui liront ceci ont pris leur petite pilule, aujourd’hui.

Plus j’y pense, et plus je suis un connard, je trouve pas la vie sucrée, j’ai jamais pris de petites pilules, j’ai jamais avalé la pilule."

(Source: le site officiel d'Olivier Mathieu dit Robert Pioche http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/06/17/la-depression-menace-t-elle-le-monde-la-vie-est-belle-la-vie-est-sucree-mais-je-prone-le-desespoir-ce-qui-prouve-que-je-suis-un-gros-con-et-que-je-navale-pas-la-pilule/)

 

"« Nous avons inventé le bonheur, » — disent les derniers hommes, et ils clignent de l’œil.

Ils ont abandonné les contrées où il était dur de vivre : car on a besoin de chaleur. On aime encore son voisin et l’on se frotte à lui : car on a besoin de chaleur.

Tomber malade et être méfiant passe chez eux pour un péché : on s’avance prudemment. Bien fou qui trébuche encore sur les pierres et sur les hommes !

Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement. "

 

Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra - Le Prologue

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 21:05

"Il faut que je dresse une barrière autour de ma doctrine pour empêcher les cochons d'y entrer." Citation de Nietzsche par l'écrivain Bruno Favrit dans sa recension de deux ouvrages d'Olivier Mathieu, le roman Voyage en Arromanches et le recueil de poésie Les derniers feux du bel été (à lire sur le blog de Robert Pioche : http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/05/30/lecrivain-bruno-favrit-salue-voyage-en-arromanches-roman-de-ma-jeunesse-la-jeunesse-disait-abel-bonnard-est-un-rosier-qui-pousse-sur-les-tombes/)

Extrait : "Mathieu n’a jamais montré beaucoup de considération pour les lecteurs moutonniers. Au fond, il s’accorde avec cette sentence de Nietzsche : « Il faut que je dresse une barrière autour de ma doctrine pour empêcher les cochons d’y entrer. » D’où la diffusion restreinte de ses ouvrages que l’on déplore, en particulier en regard des tâcherons de la littérature dont les médiocres productions sont promues, amoncelées sur les têtes de gondole des temples de la culture. Il écrit en dehors des genres et ne souffre pas de devoir rendre des comptes à qui prétendrait lui dicter ce qu’il doit écrire ou comment l’écrire. Il a choisi de ne pas mettre son talent au service du système et de ses règles, de ne pas transiger. Une qualité rare dont il est difficile de lui faire le reproche."

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 10:47

AristéasPublication aux éditions roumaines Casa cartii de stiinta du recueil de poésie d'inspiration nietzschéenne Aristéas d'Olivier Meyer. Un recueil pour tous et pour personne en quête du Surhomme sous les auspices de la plus longue mémoire d'un guide Hyperboréen. Une vie surhumaine sera poétique ou ne sera pas. A lire pour ne pas finir bête à cornes.

 

Possibilité de commande en ligne sur la Nietzsche académie ou écrire aux éditions des Petits Bonheurs dirigées par Jean-Pierre Fleury (prix : 15 euros franco de port, le recueil fait 110 pages et est richement illustré notamment par des dessins de l'auteur): jeanpierre.fleury2@gmail.com  

Sinon le recueil est disponible à la librairie Touzot à Paris http://www.touzot.fr/fr/home.asp

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 20:45

Olivier Mathieu-copie-1Il y a du Antoine Blondin chez Robert Pioche, celui d'Un singe en hiver. C'est le sentiment que j'ai eu à la lecture du roman Les drapeaux sont éteints (paru en 2004) d'Olivier Mathieu. Comme Blondin, Pioche n'est pas le gendre idéal. Pour cause, ce n'est pas un bourgeois. Comme Fouquet, le héros d'Un singe en hiver, Robert Pioche se réfugie dans l'ivresse, sauf qu'ici il ne s'agit pas d'alcool mais d'une jeune femme allemande nommée Claudia. Le drame de Pioche est d'être un créateur, un littéraire voué à sa création, quand les femmes aspirent au "petit bonheur"... Les drapeaux sont éteints narrent ce hiatus, un homme pauvre en argent mais pas en talent, refusant l'aliénation du travail bourgeois, préférant les Muses et leurs semelles de vent, l'histoire de cet homme donc, Robert Pioche, confronté à la paternité, au matérialisme et à la quête du bonheur petit-bourgeois des femmes. L'issue est tragique mais à l'instar de Zarathoustra de Nietzsche, notre Robert Pioche n'aspire pas au bonheur, il aspire à son oeuvre. Cette oeuvre, le cycle des aventures de Robert Pioche, atteste de la victoire du surhumain sur le trop humain, ce qui pour nous lecteurs est bien l'essentiel. Que la fille de Robert Pioche, qui est aussi un personnage du roman, le sache et le comprenne si jamais elle devait tomber sur ces lignes: son père était un poète dans un monde de philistins, à qui la faute s'il n'a pas été compris ?

Les drapeaux sont éteints (roman, 2004) est disponible (encore quelques exemplaires) auprès de Jean-Pierre Fleury (jeanpierre.fleury2@gmail.com).

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:29

fellationAvec "Les filles du désert", dans Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche dénonce le nihilisme du stupre et d'une certaine forme de sexualité. Sans être pudibond - lui qui fréquenta les maisons closes - Nietzsche nous met en garde contre le désert de la sexualité mécanique, mercantile, stérile, sans désir ni création. Une leçon de sagesse à méditer à l'heure de la pornographie triomphante, notamment sur internet, ce grand désert de l'homme moderne.

 

"Le désert grandit : malheur à celui qui recèle des déserts !


— Ah !
Solennel !
Un digne commencement !
D’une solennité africaine !
Digne d’un lion,
ou bien d’un hurleur moral…
— mais ce n’est rien pour vous,
mes délicieuses amies,
aux pieds de qui
il est donné de s’asseoir, sous des palmiers
à un Européen. Selah.

Singulier, en vérité !
Me voilà assis,
tout près du désert et pourtant
si loin déjà du désert,
et nullement ravagé encore :

dévoré
par la plus petite des oasis
— car justement elle ouvrait en bâillant
sa petite bouche charmante,
la plus parfumée de toutes les petites bouches :
et j’y suis tombé,
au fond, en passant au travers — parmi vous,
vous mes délicieuses amies ! Selah.

Gloire, gloire, à cette baleine,
si elle veilla ainsi au bien-être
de son hôte ! — vous comprenez
mon allusion savante ?…
Gloire à son ventre,
s’il fut de la sorte
un charmant ventre d’oasis,
tel celui-ci : mais je le mets en doute,
car je viens de l’Europe
qui est plus incrédule que toutes les épouses.
Que Dieu l’améliore !
Amen !

Me voilà donc assis,
dans cette plus petite de toutes les oasis,
semblable à une datte,
brun, édulcoré, doré,
ardent d’une bouche ronde de jeune fille,
plus encore de dents canines,
de dents féminines,
froides, blanches comme neige, tranchantes
car c’est après elle que languit
le cœur de toutes les chaudes dattes. Selah.

Semblable à ces fruits du midi,

trop semblable,
je suis couché là,
entouré de petits insectes ailés
qui jouent autour de moi,
et aussi d’idées et de désirs
plus petits encore,
plus fous et plus méchants,
cerné par vous,
petites chattes, jeunes filles,
muettes et pleines d’appréhensions,
Doudou et Souleika
ensphinxé, si je mets dans un mot nouveau
beaucoup de sentiments
(que Dieu me pardonne
cette faute de langage !)
— je suis assis là, respirant le meilleur air,
de l’air de paradis, en vérité,
de l’air clair, léger et rayé d’or,
aussi bon qu’il en est jamais
tombé de la lune —
était-ce par hasard,
ou bien par présomption,
que cela est arrivé ?
comme content les vieux poètes.
Mais moi, le douteur, j’en doute,
c’est que je viens
de l’Europe
qui est plus incrédule que toutes les épouses.
Que Dieu l’améliore !
Amen !

Buvant l’air le plus beau,

les narines gonflées comme des gobelets,
sans avenir, sans souvenir,
ainsi je suis assis là,
mes délicieuses amies,
et je regarde la palme
qui, comme une danseuse,
se courbe, se plie et se balance sur les hanches,
— on l’imite quand on la regarde longtemps !…
comme une danseuse qui, il me semble,
s’est tenue trop longtemps, dangereusement longtemps,
toujours et toujours sur une jambe ?
— elle en oublia, comme il me semble,
l’autre jambe !
Car c’est en vain que j’ai cherché
le trésor jumeau
— c’est-à-dire l’autre jambe —
dans le saint voisinage
de leurs charmantes et mignonnes
jupes de chiffons, jupes flottantes en éventail.
Oui, si vous voulez me croire tout à fait,
mes belles amies :
je vous dirai qu’elle l’a perdue !…
Hou ! Hou ! Hou ! Hou ! Hou !…
Elle s’en est allée
pour toujours !
l’autre jambe !
Ô quel dommage pour l’autre jambe si gracieuse
Où — peut-elle s’arrêter, abandonnée, en deuil ?
Cette jambe solitaire ?
Craignant peut-être
un monstre méchant, un lion jaune

et bouclé d’or ? Ou bien déjà
rongé, grignoté — hélas ! hélas !
misérablement grignoté ! Selah.

Ô ne pleurez pas,
cœurs tendres,
ne pleurez pas,
cœurs de dattes, seins de lait,
cœurs de réglisse !
Sois un homme, Souleika ! Courage ! courage !
ne pleure plus,
pâle Doudou !
— Ou bien faudrait-il
peut-être ici
quelque chose de fortifiant, fortifiant le cœur ?
Une maxime embaumée ?
une maxime solennelle…

Ah ! monte, dignité !
Souffle, souffle de nouveau
Soufflet de la vertu !
Ah !
Hurler encore une fois,
hurler moralement !
en lion moral, hurler devant les filles du désert !
— Car les hurlements de la vertu,
délicieuse jeunes filles,
sont plus que toute chose
les ardeurs de l’Européen, les fringales de l’Européen !
Et me voici déjà,
moi l’Européen,

je ne puis faire autrement, que Dieu m’aide !
Amen.


Le désert grandit : malheur à celui qui recèle le désert !"

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 14:19

DrieuPublication le 20 avril d'un volume intitulé Récits, romans et nouvelles consacré à l'écrivain nietzschéen Pierre Drieu la Rochelle dans la prestigieuse collection La Pléiade des éditions Gallimard. L'occasion de se replonger dans la prose de l'auteur de l'essai Socialisme fasciste dont un chapitre est intitulé "Nietzsche contre Marx".

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 11:35

Olivier Mathieu CMMRobert Pioche est un ovni littéraire. Le dernier opus du cycle de ses aventures intitulé « La petite queue et le prépuce du meilleur des goyim : Robert Pioche» entraîne le lecteur sur les pas d’un personnage antimoderne qui se raconte sous forme de nouvelles et récits. Antimoderne parce qu’européen dans une France de plus en plus « Rance » (lire à ce sujet la nouvelle très orwellienne « Attention, il existe  plusieurs Olivier Mathieu ») aux mains de « Zèbres heureux », autorité morale suprême seule habilitée à délivrer un permis de penser. Le « problème » c’est que Robert Pioche, il pense. Le crime, le vrai, il est là. Réfléchir c’est désobéir. Olivier Mathieu / Robert Pioche n'arrête pas de désobéir, aux convenances, aux préjugés, aux systèmes. La liberté est à ce prix. Anarchiste Pioche ? Peut-être, mais alors anarchiste littéraire, « anarchiste de droite » à la manière d’un Céline. Pour l’amour du beau, d’une émotion, mettre sa peau sur le tapis, écrire avec son sang, c’est le prix à payer pour avoir du style, notion antimoderne par excellence, faute de quoi pour paraphraser Céline, on est un aptère, un cafouilleux, un rampant d’homme moderne… Pioche le sait et s’en amuse, lui « le meilleur des goyim », à la manière d’un Cyrano de Bergerac pour défendre son appendice caudal et sa fierté d’homme libre dans un monde aliéné par des névroses de prépusectomisés (lire la nouvelle jubilatoire « Ma petite queue »). La sensibilité du roman est à fleur de peau et alterne comédie et tragédie dans une danse macabre qui n’est pas sans rappeler celle d’Eros et Tanathos. La vie quoi, mais une vie dansante, tout le monde ne peut pas en dire autant qui ne relève pas la tête du métro boulot dodo. Alors gloire à Pioche et vive les « petites queues » ! (« La petite queue et le prépuce du meilleur des goyim : Robert Pioche» d’Olivier Mathieu, éditions des Petits Bonheurs, Nantes 2012).

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 12:57

hitler-nietzschebust"Je ne peux pas tirer grand-chose de Nietzsche. C'est un artiste plus qu'un philosophe, il n'a pas la compréhension limpide de Schopenhauer. Naturellement, j'apprécie le génie de Nietzsche. Il écrit sans doute dans le plus beau langage que la littérature allemande puisse offrir aujourd'hui, mais ce n'est pas mon guide."

(Confidence d'Adolf Hitler à Leni Riefenstahl. Source : Dans la Bibliothèque privée d'Hitler de Timothy W. Ryback, Le Cherche Midi, 2009). 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 14:58

mosaique Dionysos Interview dans Le Point du jeudi huit décembre du chercheur Didier Raoult auteur dernièrement du livre "Dépasser Darwin" aux éditions Plon. Ou quand la science corrobore la vision du monde de Nietzsche. Extrait de l'interview:

"La vision de la vie que nous commençons à affiner aujourd'hui est plus nietzschéenne que darwinienne. Avec, d'un côté, Apollon, beau, rationnel et organisé, et l'éruption de Dionysos, qui entraîne le désordre, le chaos, des évènements imprévus et les recombinaisons succédant aux bacchanales. Le transfert vertical des gènes à l'intérieur d'une même espèce, avec ses modifications progressives sélectionnées par l'environnement, ressemble au monde d'Apollon. Le transfert latéral des gènes entre espèces différentes via les microbes évoque par sa brutalité et sa radicalité l'univers de Dionysos."

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