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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 21:49

 

«– Regardons nous en face. Nous sommes des Hyperboréens, – nous savons bien assez combien nous vivons à l’écart. « Ni par terre, ni par mer tu ne trouveras le chemin qui mène aux Hyperboréens » : cela Pindare le savait déjà de nous. Par-delà le Nord, la glace, la mort – notre vie, notre bonheur… Nous avons découvert le bonheur, nous connaissons le chemin, nous avons trouvé l’issue du labyrinthe du fond de millénaires entiers. »

 

Nietzsche in L’Antéchrist §1

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 21:10

Cosima Wagner par Arno BrekerLa mystique secrète de Nietzsche est son amour des femmes à l'instar des cours d'amour des chevaliers troubadours au Gai savoir (Le titre du livre homonyme de Nietzsche n'a pas été choisi par hasard et constitue une clé d'accès à la compréhension de la philosophie nietzschéenne). Bien plus de femmes, il s'agit d'une femme - Cosima Wagner - dont il sera fidèle en pensée jusqu'à la fin, à l'image du roi de Thulé de Goethe. Véritable fil d'Ariane invisible de son oeuvre et de sa vie, il est le tison de sa flamme intérieure qui le poussa à se dépasser sans cesse jusqu'à hauteur de surhomme, ce fou, ce poète. Nietzsche rencontre Cosima en 1871 chez Richard Wagner à Tribschen alors qu'il est un jeune professeur de philologie classique à l'université de Bâle, il est âgé de 25 ans, elle en a 31, Wagner 55. Fille de Franz Liszt et de la comtesse d'Argoult, Cosima à la beauté aristocratique, jouit d'une aura sexuelle de femme libérée, elle vit alors en union libre avec Richard Wagner après avoir quitté son époux le chef d'orchestre Hans von Büllow. Jean Gaudefroy-Demombynes dans son Nietzsche et les femmes, aux Nouvelles éditions Debresse, le souligne avec justesse :

 

"Cosima est la première femme supérieure que rencontre Nietzsche ; la seule qui l'ait durablement frappé, marqué, dominé. Il ne pourra plus jamais ressentir une amitié amoureuse aussi profonde. Il ne se mariera pas. Il n'aimera jamais plus avec cet élan total. Cet amour chaste, amour cérébral, sera son idéal, sa mystique secrète jusqu'à sa mort. Il l'évoquera souvent, dans ses poèmes, sous le nom d'Ariane ; et c'est à elle qu'il écrira la dernière ligne issue de sa main, quand la paralysie générale engloutit son esprit dans les ténèbres : - "Ariane, je t'aime ! " ".

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 20:34

Edda"(...) l'idée du surhomme, tel qu'il l'a découvert dans l'Edda (...)"

 

 

Curt Paul Janz in Nietzsche, biographie tome 1, page 90, éditions Gallimard.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 20:22

Nietzsche, pianiste émérite, compose l'hymne à la vie en 1887 sur un poème de son amour contrarié Lou Salomé. Fou seulement, poète seulement comme l'a écrit Nietzsche mais le surhomme est cette folie.

 

"Par la musique, les passions jouissent d’elles-mêmes."

 

Nietzsche in Par-delà le bien et le mal §106

 

"– Sans musique la vie serait une erreur."

 

Nietzsche in Le Crépuscule des idoles – Maximes et pointes §33

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 19:53

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 21:37
Apoxyomene"Inscrit au Patrimoine subaquatique de l’Unesco et exceptionnellement prêté par le ministère de la Culture croate, l’« Apoxyomène de Croatie » sera présenté au musée du Louvre du 23 Novembre 2012 au 25 Février 2013 à l’occasion de « Croatie, la voici », Festival de la Croatie en France. En 1996, un plongeur amateur découvre de façon fortuite une grande statue de bronze gisant par 45 mètres de profondeur au large de l’île croate de Vele Orjule, dans la mer Adriatique. Dans un état de conservation exceptionnel, cette statue, qui pourrait être datée du IIe siècle av. J.-C., a été remontée à la surface en avril 1999 par les archéologues croates et restaurée. Cette découverte majeure nous permet aujourd’hui d’admirer l’un des rares grands bronzes antiques encore conservés. Dès le VIe siècle avant J.-C., les Grecs avaient appris à maîtriser les techniques de coulée du bronze, alliage de cuivre et d’étain qu’ils utilisèrent de manière privilégiée pour leur statuaire. La plupart de leurs oeuvres, vantées par les auteurs anciens, n’ont pas survécu à l’Antiquité, le bronze des statues ayant été refondu ultérieurement afin de produire vaisselle, armes, outils et monnaie. Seule une dizaine de bronzes grecs de grandes dimensions sont parvenus jusqu’à nous. La statue croate constitue donc le témoignage rare et précieux de cet art méconnu. Haute d’un mètre quatre-vingt-douze, avec des incrustations de cuivre rouge pour les lèvres et les mamelons, elle représente un « apoxyomène », c’est-à-dire un athlète occupé à nettoyer son corps à l’aide d’un strigile, un racloir métallique, afin d’éliminer le mélange d’huile et de sable qui lui colle à la peau. Les athlètes de l’Antiquité s’exerçant nus et en extérieur, ils s’enduisaient le corps d’une huile qui, au cours des exercices sportifs, se mêlait au sable de la palestre. Le moment choisi par l’artiste est celui qui survenait après l’effort physique : la tête de l’athlète baissée vers les mains trahit un geste précis. Cette composition d’une grande subtilité introduit l’observateur dans l’intimité d’une scène de gymnase et permet de comprendre combien les sculpteurs antiques étaient de fins observateurs de la nudité masculine." (Source : le louvre.fr link)"
 
"(...) le surhomme est l’Européen éveillé, un Européen conscient de son idiosyncrasie, ses origines hyperboréennes et sa morale afférente, une morale aristocratique, le kalos kagathos  des Grecs anciens et la virtu romaine."
 
couverture Nietzsche[1]Olivier Meyer in Nietzsche Hyperboréen ou l'école du surhomme
 
 
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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 19:36

Exposition "Versailles et l'Antique" au château de Versailles qui fut pensé par Louis XIV comme une nouvelle Rome dominé par la figure solaire d'Apollon.

 

 

 

"Les deux valeurs opposées « bon et mauvais », « bien et mal » se sont livré en ce monde, pendant des milliers d’années, un combat long et terrible ; et bien que depuis longtemps la seconde valeur l’ait emporté, aujourd’hui encore il ne manque pas d’endroits où la lutte se poursuit avec des chances diverses. On pourrait même dire que, depuis lors, elle a été portée toujours plus haut et que, par ce fait, elle est devenue toujours plus spirituelle : en sorte qu’il n’y a peut-être pas aujourd’hui de signe plus distinctif pour reconnaître une nature supérieure, une nature de haute intellectualité que la rencontre de cette antinomie dans ces cerveaux qui présentent pour de telles idées un véritable champ de bataille. Le symbole de cette lutte tracée dans des caractères restés lisibles au-dessus de toute l’histoire de l’humanité c’est « Rome contre la Judée, la Judée contre Rome ». – Il n’y eut point jusqu’à ce jour d’événement plus considérable que cette lutte, cette mise en question, ce conflit mortel. Rome sentait dans le Juif quelque chose comme une nature opposée à la sienne, un monstre placé à son antipode ; à Rome, on considérait le Juif comme « un être convaincu de haine contre le genre humain » : avec raison, si c’est avec raison que l’on voit le salut et l’avenir de l’humanité dans la domination absolue des valeurs aristocratiques, des valeurs romaines."

 

Nietzsche in La Généalogie de la morale – Première dissertation §16

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 20:01

En ce onze novembre, je dédicace ce poème à tous les Einherjar passés, présents et futurs.

 

thor-01"Je chante la grande guerre

Six mille pieds au dessus terre

Une guerre pour ses idées

Choisis un ennemi avec fierté

Plus grand que toi

Pour grandir ton soi

Bénis soient nos ennemis

Ils nous empêchent de finir endormis

Dans une vie assoupie

De plaisirs faciles

Deviens celui que tu es

Un pur un parfait

Un guerrier de l’esprit

Un lion qui rit

En quête du Gai Savoir

Cette vérité sans fard

Des esprits forts

Qui méprisent la mort."

 

Aristéas"Grande guerre" d'Olivier Meyer in Aristéas

 

 

 

 

 

"Vous dites que c’est la bonne cause qui sanctifie même la guerre ? Je vous dis : c’est la bonne guerre qui sanctifie toute cause.

La guerre et le courage ont fait plus de grandes choses que l’amour du prochain. "

 

Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – De la guerre et des guerriers

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 18:47
A Alfred de Montesquiou, grand reporter à Paris Match, prix Albert Londres 2012 pour ses reportages de guerre en Libye.

 
« Vivre dangereusement, c’est le modus operandi du surhomme. Se mettre en situation pour devenir un surhomme suppose une mise en danger pour sortir le meilleur de soi-même, se dépasser. « – le secret pour moissonner l’existence la plus féconde et la plus grande jouissance de la vie, c’est de vivre dangereusement ! Construisez vos villes près du Vésuve ! Envoyez vos vaisseaux dans les mers inexplorées ! Vivez en guerres avec vos semblables et avec vous-mêmes ! Soyez brigands et conquérants, tant que vous ne pouvez pas être dominateurs et possesseurs, vous qui cherchez la connaissance ! Bientôt le temps passera où vous vous satisferez de vivre cachés dans les forêts comme des cerfs effarouchés ! Enfin la connaissance finira par étendre la main vers ce qui lui appartient de droit : – elle voudra dominer et posséder, et vous le voudrez avec elle ! » (Nietzsche in Le Gai savoir §283). »
 
couverture Nietzsche[1](Source : Nietzsche Hyperboréen ou l’école du surhomme d’Olivier Meyer aux éditions du Lore)
 
 
 
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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 11:15

Les derniers feux du bel été"Chaque mépris de la vie sexuelle, chaque souillure de celle-ci par la notion « impure » est le crime même contre la vie, – le véritable péché contre le saint esprit de la vie."

 

Nietzsche in Ecco homoPourquoi j’écris de si bons livres §5

 

Le sexe est le saint esprit de la vie. Le judéo-christianisme a perverti Eros - comme le reste d'ailleurs. Tout bon Européen qui a un esprit sain jouit du sexe comme de la vie, c'est-à-dire naturellement, sans tabou et avec joie. C'est dans cet esprit que l'écrivain nietzschéen Olivier Mathieu dont c'est aujourd'hui l'anniversaire - bons 52 printemps ami poète ! - publie un poème exaltant le saint esprit de la vie, tiré de son nouveau recueil de poésie Quand à la fin j'aurai mouru j'aurai fait ce que j'aurai pu, intitulé "Epitaphe pour ma bite" :

 

"Elle eut froid, elle eut chaud, ma queue,

Elle eut chaud dedans quelques fentes,

Chaud et doux dedans quelques bouches

Des femmes avec qui l’on couche!

Elle sortit de quelque chatte

- Quand le microbe y pullulait -

En montrant noire ou rouge patte,

C’est souvenir qui me déplaît!

Elle eut froid, elle eut chaud, ma queue,

Elle eut chaud dedans quelques fentes.

L’époque de ses excès feue,

C’est d’un ancien passé l’Infante.

Moi mort, que ma bite aura froid

Au fond d’un trou, au cimetière!

Car du dard qui fouilla maint con

(Maint con mouillé, si l’on m’en croit),

Il ne restera sous la terre

Que sa chair en putréfaction,

Et ce penser, un peu, m’atterre.

L’époque de tout excès feue,

L’Infante d’hier, c’est ma queue!

Il ne restera sous la terre

Que rien, moins qu’un peu de poussière:

Las! Qu’est loin le temps des batailles

Où jeunette et brunette taillent

Pipe – et il faut que je m’en aille

Au cimetière où tous habitent,

Beaux seins, jolis culs – et ma bite!"

 

"Epitaphe pour ma bite" d'Olivier Mathieu tiré du recueil de poésie Quand à la fin j'aurai mouru j'aurai fait ce que j'aurai pu, éditions des Petits Bonheurs, 2012.

Le corps est esprit, le sexe aussi. La littérature sans estomac, très peu pour moi. La littérature sans couilles, c'est bon pour les nouilles. Le style c'est l'homme, prends-en de la graine sous-homme. Lis-moi ça et avale ma "Giclée verbale" :

 

"Ouvre grand la bouche

 

Ma prose fait mouche

 

Des traits d'esprit à grands jets

 

Qui giclent bien épais

 

Le mot est gros

Le verbe bien haut

Tu sens ma poésie

Le désir aussi

La langue française

Se conjugue comme une baise

Conditionnel passé

Pûtes susses déclinés

Font du Français un homme bien élevé."

 

Aristéas"Giclée verbale" d'Olivier Meyer tiré du recueil de poésie Aristéas.  

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