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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 16:09

ZeusLa Nietzsche académie s'associe au combat du S.E.L. (Sauvegarde des Enseignements Littéraires) et vous invite à signer sa pétition en ligne: http://www.sel.asso.fr/petition.php

Fondée par l'helléniste Jacqueline de Romilly, l'association a pour but "de soutenir l'ensemble des enseignements littéraires dans l'éducation des jeunes français, et plus particulèrement de redonner à l'éude des langues anciennes la place qu'elles avaient su garder dans notre enseignement jusqu'à ce que le ministère de l'Éducation les mette gravement en péril.(...) Nous souhaitons que les élèves des collèges et des lycées aient la possibilité effective d'étudier les langues anciennes, s'ils le désirent, dès la 6ème et que, dans l'enseignement supérieur, les étudiants qui se consacrent aux disciplines littéraires reçoivent une formation riche de tout un passé qui s'exprime dans les littératures anciennes et dans l'ensemble de la littérature française: la valeur dynamique et vivifiante de cette connaissance est aujourd'hui plus nécessaire que jamais."

Nietzsche, de formation classique, philologue, a puisé le meilleur de sa philosophie dans l'héritage grec, Héraclite et Theognis de Mégare notamment. L'idéal nietzschéen est à bien des égards une réactualisation de l'idéal classique, celle de la virilité des anciens Hellènes et de la virtù des Romains. D'où l'importance des humanités et de leur savoir pour devenir de bons Européens.

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 16:05

Olivier Mathieu"La notion de "Surhomme", chez Nietzsche, évolue - comme vous le savez - avec le temps. On peut en dire autant de ses trois grands concepts principaux (volonté de puissance; éternel retour; et, donc, Surhomme). Je retiens avant tout, de "Zarathoustra", que le Surhomme est d'une certaine façon celui qui connaît la vie dans l'apothéose aussi bien de la joie que des mésaventures. Le mot allemand est "Ubermensch". Tandis qu'en anglais on dit "Superman" (il est clair que le "Superman" des bandes dessinées américaines n'est qu'une caricature, voire qu'une récupération, et l'antithèse du Surhomme nietzschéen). La langue italienne a quant à elle "Superuomo" (Surhomme), tandis que Gianni Vattimo préfère souvent traduire Ubermensch par "Oltreuomo" ("au-delà de l'homme", "outre l'Homme"). Quoi qu'il en soit, la définition la plus immédiate du "Surhomme" nietzschéen s'applique à celui en qui se trouverait développée la volonté d'action, ou plus exactement la volonté d'agir et de penser, expression de la "volonté de puissance". Ce "Surhomme" nietzschéen se situe (selon la formule devenue fameuse) "au-delà du bien et du mal", et, surtout, je crois, il défend sa propre existence contre tout ce qui s'apparente à la médiocrité. Par conséquent, je dirais que le Surhomme, c'est l'aristocrate. Voilà, au moins pour Nietzsche en personne, me semble-t-il, la conception fondamentale. Le surhomme nietzschéen, c'est l'aristocrate: l'aristocrate de l'esprit. Le Surhomme nietzschéen, je le vois comme un concept de ce qui se placerait "beaucoup plus haut que toutes les choses humaines" (Nietzsche, août 1881, à Sils Maria). Par ailleurs, pour conclure, je me permets de signaler un livre de G. Locchi, qui est paru en 1983 aux éditions Akropolis, de Naples, et que je possède dans l'édition italienne, dont le titre est: "Wagner, Nietzsche e il mito sovrumanista". Un livre dont je ne partage pas forcément tous les points de vue, mais il importe fort peu. Car c'est un livre qui mérite, lui aussi, d'être lu. On ne peut pas en dire autant de tous ceux qui blablatent sur Nietzsche avec, souvent, un intellectualisme des plus ennuyeux ou ridicules, ou avec une mauvaise foi telle qu'elle arrache des larmes de rire. Or Nietzsche, pas plus que quiconque, n'est responsable de ce que dit, de lui, une postérité qui n'arrive pas à le penser sans échapper à de pesantes interdictions politiques. Je trouve toutes les oeillères idéologiques, au sujet de quoi que ce soit, déplorables." (Source: réponse d'Olivier Mathieu au questionnaire "Nietzsche parmi nous" de la Nietzsche Académie en date du 31/03/09. Olivier Mathieu a publié dernièrement un recueil de poèmes "Les jeunes filles ont l'âge de mon exil" aux éditions des Petits Bonheurs.  A commander sur le site suivant:http://alenseignedespetitsbonheurs.com/cariboost1/ )

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 17:01

Cosmos-Aurore-Boreale-4"Pour le lieu de formation du peuple indo-européen, plusieurs indices engagent à chercher beaucoup plus au nord; diverses traditions concordent sur ce point. Au commencement "les Thuata Dé Danann étaient dans les îles au nord du monde, apprenant la science et la magie, le druidisme, la sagesse et l'art". Ces "îles fortunées", séjour des bienheureux, sont situées près du pôle, comme cette île d'Ogygie "où l'on voyait le soleil de minuit". A l'autre extrémité du domaine, le Véda et plus nettement encore l'Avesta font écho: cet "habitat des Aryens" qui était initialement "le premier des pays excellents", mais où aujourd'hui l'hiver dure dix mois, évoque irrésistiblement le Grand Nord." (Source: Que sais-je? "Les Indo-Européens" de Jean Haudry aux Presses universitaires de France).

"Regardons nous en face. Nous sommes des Hyperboréens (...)"

Nietzsche in L’Antéchrist §1

Que dit ta conscience ? – « Tu dois devenir celui que tu es. »

 

Nietzsche in Le Gai savoir §270  

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 07:35

Arno Breker Der Sieger (1939)"Qu’il y ait eu chez les Indo-Européens un « type idéal », celui de leurs héros et de leurs Dieux, est une évidence : tous les peuples en ont un, qui correspond naturellement au type dominant (par le statut, sinon par le nombre). Xénophane de Colophon en tirait un argument en faveur du relativisme en matière de religion : « les Ethiopiens se représentent leurs Dieux noirs et avec un nez épaté, les Thraces leur prêtent des yeux bleus et des cheveux roux. » Grâce au réalisme de l’art classique, et plus encore de l’art hellénistique, nous savons parfaitement comment les Grecs se représentaient leurs Dieux et leurs héros, en quels termes ils en faisaient le portrait ; et, plus tard, comment les physiognomonistes ont décrit le « Grec véritable », par opposition aux métèques, esclaves, etc. : il est à l’origine semblable aux barbares du nord. Comme chez eux, le type nordique domine dans la couche supérieure de la population. Tout cela est bien connu depuis plus d’un siècle ; la formule de Dumézil à laquelle je faisais allusion précédemment résume les conclusions auxquelles les chercheurs étaient parvenus à l’époque. Ce n’est pas l’étude des momies du bassin du Tarim (Xin-jiang), parmi lesquelles le type nordique est bien représenté, qui risque de les infirmer. Mais à quoi bon opposer des arguments aux négateurs d’évidence ? A ceux qui refusent d’admettre ce qui ne va pas dans le sens de leur argumentaire, et surtout de leurs objectifs, avoués ou inavoués ? Comme l’un des objectifs majeurs de l’idéologie dominante est le métissage des peuples d’Europe à partir de populations africaines et asiatiques, l’évidence leur est inacceptable. A leurs yeux, plus on apporte de preuves et de témoignages, plus on aggrave son cas, ainsi qu’il arrive en d’autres occasions." (Texte de l'indo-européaniste Jean Haudry. Source: blog archaïon).

 

"Le latin malus (que je mets en regard de melas, noir) pourrait avoir désigné l’homme du commun d’après sa couleur foncée, et surtout d’après ses cheveux noirs (hic niger est), l’autochtone préaryen du sol italique se distinguant le plus clairement par sa couleur sombre de la race dominante, de la race des conquérants aryens aux cheveux blonds. Du moins le gaélique m’a fourni une indication absolument similaire : – c’est le mot fin (par exemple dans Fin-Gal), le terme distinctif de la noblesse, en dernière analyse le bon, le noble, le pur, signifiait à l’origine : la tête blonde, en opposition à l’autochtone foncé aux cheveux noirs. Les Celtes, soit dit en passant, étaient une race absolument blonde ; quant à ces zones de populations aux cheveux essentiellement foncés que l’on remarque sur les cartes ethnographiques de l’Allemagne faites avec quelque soin, on a tort de les attribuer à une origine celtique et à un mélange de sang celte, comme fait encore Virchow : c’est plutôt la population préaryenne de l’Allemagne qui perce dans ces régions. (La même observation s’applique à presque toute l’Europe : en fait, la race soumise a fini par y reprendre la prépondérance, avec sa couleur, la forme raccourcie du crâne et peut-être même les instincts intellectuels et sociaux : - qui nous garantit que la démocratie moderne, l’anarchisme encore plus moderne et surtout cette tendance à la Commune, à la forme sociale la plus primitive, chère aujourd’hui à tous les socialistes d’Europe, ne soient pas, dans l’essence, un monstrueux effet d’atavisme – et que la race des conquérants et des maîtres, celle des aryens, ne soit pas en train de succomber même physiologiquement ?…)"
 

Nietzsche in La Généalogie de la morale – Première dissertation §5  

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 16:34

"Les sénateurs ont mis un terme mardi au débat sur la légalisation de l'euthanasie en France, une semaine après l'avoir eux-mêmes lancé. La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté des amendements qui vident de sa substance la proposition de loi que cette même commission avait adoptée le 18 janvier dernier. Ces amendements suppriment notamment l'article premier du texte, qui autorisait les patients atteints d'une maladie incurable à recourir à "une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur". Le revirement des sénateurs fait suite à une vive polémique qui a vu notamment le Premier ministre, François Fillon, dire son opposition au texte." (Source: Reuters via lepoint.fr).

 

"Mourir fièrement lorsqu’il n’est plus possible de vivre fièrement."


Nietzsche in Le Crépuscule des idoles – Flâneries inactuelles §36

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 13:49

"Les religions de l'antiquité indo-européenne s'étaient, entre autres, caractérisées par une prescience de ce que l'époque moderne allait dévoiler, à savoir un lien ténu entre corps et esprit, matière et énergie, conscience et réalisation, lien destiné à être cultivé dans le cadre du dépassement de l'humain – trop humain – comme l'écrivait Nietzsche. (…) D'une certaine façon, la recherche du surhumain sera au cœur des systèmes totalitaires du 20ème siècle, en témoigne les œuvres d'art (cf. statuaire d'Arno Breker), de cinéma (les studios Cinecitta, en Italie, "inventeront" le style "péplum", au moment où Leni Riefenstahl, en Allemagne, filme les athlètes des jeux olympiques de Berlin de 1936 avec un hommage appuyé à la Grèce antique ), d'architecture (Albert Speer en Allemagne, Le Corbusier en France), même si les individus seront de plus en plus embrigadés et écrasés - dans tous les sens du terme - par la démesure étatique propre, en particulier, aux régimes soviétique et national-socialiste. Cette quête perdurera quelques temps même après la guerre (de 39-45), et l'on peut dire que la société de Thulé ou la loge du Vril de la République de Weimar, voire l'AhnenErbe de l'Allemagne nazie préfigurent d'une certaine façon les laboratoires du "surhomme" qui seront usités à des fins militaires en Union soviétique sous les auspices des services de renseignement et de l'armée (c'est notamment le cas d'une certaine "université" du KGB, proche de Leningrad, où furent expérimentées des techniques psycho-physiques "paranormales" destinées à former des futurs "supers agents"). La seconde guerre mondiale marquera, malgré quelques soubresauts (guerres de décolonisation avec le mythe du "para", "épopée gaullienne" fondée sur le non alignement et la souveraineté nationale, etc..), le glas de l'Europe en tant que civilisation et puissance, et, partant la désagrégation économique, spirituelle, sociétale, culturelle et anthropologique, progressive mais irréversible, des peuples du vieux continent, promis à disparition par les maîtres occultes (ou financiers) de l'univers. Aujourd'hui le masochisme misérabiliste, le mercantilisme, la mesquinerie existentielle, l'individualisme moutonnier joint à la bêtise geignarde, le crétinisme médiatique guidant la masse de ceux que Nietzsche dénommait les "derniers hommes", ont durablement fait leur chemin et "épuisé" spirituellement, comme sur un plan anthropologique, les peuples d'Europe ou ce qui en reste. Ceci étant, les représentations ineptes et abâtardies de la religion "cathodique", sur fond de morale "bien pensante", de sport spectacle et de vulgarité publicitaire racoleuse, ne pourront jamais nous faire oublier que, descendants des Dieux, nos ancêtres rêvèrent souvent de s'en approcher, dans une sorte de quête du Graal très particulière, mentionnée par des écrivains "maudits" comme Saint Loup ou Robert Dun…." (Source: www.lesfilsdodin.com/).

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 16:26
"(...) Nietzsche ne fut ni un fasciste ni un soixante-huitard avant la lettre, mais le premier penseur de ce qui allait fasciner le monde contemporain: l'idéal d'une vie réussie parce que, tout simplement, intense." (Luc Ferry in Le Figaro littéraire du 18 Mai 2000).
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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 16:00

"Philosophie de critique de la raison, philosophie de l'irrationnel; philosophie de l'action, philosophie pragmatique. La pensée de Nietzsche est l'agent principal de cette philosophie  pensée de poète, plus impérieuse et efficace sur les artistes et les politiques qu'une pensée de philosophe comme celle de Bergson. Or, certes, cette philosophie allait essentiellement à l'encontre du rationalisme déterministe qui est à la base du marxisme. Voilà véritablement la force qui, par un enchaînement de chocs indirects, a porté au marxisme des coups terribles  des coups dont nous commençons à mesurer l'efficacité. (...) En tous cas, les succès certains remportés par l'antimarxisme dans les derniers lustres en Europe Centrale et sans doute secrètement en Russie  nous engagent à proposer cette formule: Nietzsche contre Marx, Nietzsche succédant à Marx, Nietzsche véritable prophète et inspirateur des révolutions d'après-guerre." ("Nietzsche contre Marx", Juin 1933, de Pierre Drieu la Rochelle in "Socialisme fasciste", éditions Gallimard, 1934).

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 16:26

thule-1919"- J'étais au courant des tenants et des aboutissants depuis longtemps déjà. Au cours du temps, cette tradition nordique est passée du visible à l'invisible. Elle s'est transformée en héritage transmis par une chaîne secrète de plus en plus ténue. Seuls des initiés ont pu le transmettre. Peu d'hommes émergent de l'obscurité pour prêcher le retour des grandes valeurs et l'avènement du surhomme. L'un d'entre eux fut Nietzsche, lequel s'effondra lui-même sous la pression de ses propres conclusions juste après avoir éclairé le monde de sa lumière."

(Source: Combat pour Thulé de Wilhelm Landig aux éditions Auda Isarn).

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 17:01

corps-cubo-futuriste-marinetti02C'est dans le Figaro du 20 Février 1909 que le poète italien Filippo Marinetti publie son "Manifeste du futurisme" aux accents nietzschéens: "Nous voulons chanter l'amour du danger, l'habitude de l'énergie et de la témérité", "Les éléments essentiels de notre poésie sont le courage, l'audace et la révolte", "(...) nous voulons exalter le mouvement agressif, l'insomnie fièvreuse, le pas gymnastique, le saut périlleux, la gifle et le coup de poing", "Nous voulons glorifier la guerre - seule hygiène du monde".

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