Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:37

"Aussi précieux soit-il, le travail éditorial de Colli et Montinari ne saurait être pris pour l’herméneutique plenitudo temporum annoncée par les interprètes impatients de se débarrasser des problèmes inquiétants inhérents à la lecture de Nietzsche. La mise en garde de Gadamer date de 1986, et il y avait déjà un bon moment que ces questions avaient été bannies au nom de la political correctness et du bon ton. Cependant, l’édition Colli-Montinari devait elle-même confirmer la présence, chez un philosophe par ailleurs extraordinairement riche et stimulant, de motifs qui, aujourd’hui, ne peuvent pas ne pas évoquer de sinistres échos : éloge de l’eugénisme et de la « sur-espèce », apologie de l’esclavage d’une part, de l’« élevage » de l’« espèce supérieure des esprits dominateurs et césariens » d’autre part, appel à l’« anéantissement de millions d’individus manqués », invocation d’un « marteau destiné à briser les races décadentes et mourantes, à les éradiquer afin d’ouvrir la voie à un nouvel ordre vital »." (Source: Domenico Losurdo , « Les lunettes et le parapluie de Nietzsche  », Noesis, N°10, 2006 , URL : http://noesis.revues.org/index612.html)

Repost 0
Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 15:54

Jesus"Les chrétiens sont des juifs qui s'ignorent", propos de Didier Long, ancien moine bénédictin, rapportés par Le Parisien en date du 10 mars à l'occasion de la publication du deuxième tome de la trilogie "Jésus de Nazareth" du pape Benoît XVI. L'ouvrage de Benoît XVI écarte la théorie du peuple déicide à propos de la responsabilité des juifs dans la mort du Christ. Pour Benoît XVI "ils sont nos pères dans la foi". Didier Long, historien du judéo-christianisme, catholique qui prie à la synagogue à chaque shabbat, enfonce le clou pour ceux qui auraient encore des doutes:"Il est heureux que l'on comprenne que juifs et chrétiens ont le même adn. Jésus était absolument juif, il vivait en juif, faisait shabbat, était circoncis, priait comme les juifs, et ses premiers disciples et les premiers évêques, même, étaient des hébreux fidèles!".

 

"Le christianisme, né de racines judaïques, intelligible seulement comme une plante de ce sol, représente le mouvement d’opposition contre toute morale d’élevage, de la race et du privilège : – il est la religion anti-aryenne par excellence : le christianisme, la transmutation de toutes les valeurs aryennes, la victoire des évaluations des Tchândâla, l’évangile des pauvres et des humbles proclamé, l’insurrection générale de tous les opprimés, des misérables, des ratés, des déshérités, leur insurrection contre la « race », – l’immortelle vengeance des Tchândâla devenue religion de l’amour…"

Nietzsche in Le Crépuscule des idoles – Ceux qui veulent rendre l'humanité «meilleure» §4

Repost 0
Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 16:14

de Benoist"Le Surhomme est d’abord celui qui a acquis la capacité de vouloir l’Eternel Retour, celui qui a réalisé en lui-même une métamorphose de la relation « trop humaine » à la temporalité, une métamorphose de son « voir » qui est aussi une métamorphose de son désir, en ce qu’étant devenu capable de penser, par-delà bien et mal, mais avec un amour joyeux, l’innocence du devenir et la tragédie de l’existence, il s’est aussi délivré du ressentiment. Le Surhomme porte remède au nihilisme en le surmontant (überwinden)."

(Source: réponse d'Alain de Benoist au questionnaire "Nietzsche parmi nous" de la Nietzsche académie en date du 28/01/2009. Alain de Benoist est dernièrement l'auteur de l'essai Des animaux et des hommes, La place de l'homme dans la nature aux éditions Alexipharmaque.)

Repost 0
Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 13:24

Nietzsche bioPublication aux éditions Gallimard dans la collection Folio Biographies de Nietzsche de Dorian Astor. Présentation de l'éditeur:

"Comment un jeune professeur, passionné par les Grecs et par Wagner, devient-il le philosophe le plus courageux de son temps, capable de dynamiter l'idée qu'on avait de toute croyance ? De réévaluer toute morale à l'école du soupçon ? De débusquer, au plus profond de la vérité, du langage, et de l'homme même, des puissances hostiles à la vie ? Friedrich Nietzsche (1844-1900) a tout sacrifié à ce projet, tout ce qui comptait pour lui - jusqu'à sa santé et l'amitié. Se vouant à la solitude, il tente de transfigurer la souffrance pour surmonter l'humain. Derrière les figures de l'esprit libre, de Zarathoustra ou de Dionysos, il avance masqué. Mais Nietzsche a aimé la vie au point d'en vouloir l'éternel retour, quitte à devenir fou, préférant passer pour un pitre plutôt que pour un saint."

Repost 0
Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:52

NolteErnst"(...) une position extrêmement importante qui jusqu’à présent n’avait été à peine mentionnée dans la bibliographie, la phrase au sujet du « parti de la vie » dans  Ecce homo ["Ecce Homo - Pourquoi j'écris de si bons livres - L'origine de la tragédie §IV". Nda]: « Ce nouveau parti de la vie, qui prend dans les mains les plus grands de tous les devoirs, les plus hauts élevages de l’humanité, y compris l’extermination impitoyable de tous les dégénérés et parasites, rendra à nouveau possible sur terre ce trop de vie d’où l’état dionysiaque doit à nouveau s’éveiller."

(Source: réponse d'Ernst Nolte au questionnaire "Nietzsche parmi nous" de la Nietzsche académie en date du 11/06/2009. Ernst Nolte est l'auteur de Nietzsche Le champ de bataille aux éditions Bartillat.)

 

 

Repost 0
Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 16:36

"Nietzsche. La civilisation comme problème", article d'Eric Blondel dans le hors-série numéro 9 (mai-juin 2009) spécial "Les grands philosophes" de Sciences Humaines. Extraits: "(...) la rationalité, la morale de la civilisation occidentale sont des symptômes de maladie, manifestes dans tous les domaines (...). Toutes les grandes valeurs et les idéaux de l'Occident depuis Socrate jusqu'à Schopenhauer sont négateurs, ils visent la mort à cette vie".

"Disons-le sans ambages, montrons comment jusqu’ici a débuté sur terre toute civilisation élevée. Des hommes d’une nature restée naturelle, des barbares dans le sens le plus redoutable du mot, des hommes de proie, en possession d’une force de volonté et d’un désir de puissance encore inébranlés se sont jetés sur des races plus faibles, plus policées, plus pacifiques, peut-être commerçantes ou pastorales, ou encore sur des civilisations amollies et vieillies, chez qui les dernières forces vitales s’éteignaient dans un brillant feu d’artifice d’esprit et de corruption. La caste noble fut à l’origine toujours la caste barbare. Sa supériorité ne résidait pas tout d’abord dans sa force physique, mais dans sa force psychique. Elle se composait d’hommes plus complets (ce qui, à tous les degrés, revient à dire, de « bêtes plus complètes »)."


Nietzsche in Par-delà le bien et le mal §257

Repost 0
Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 16:55

Bruno Favrit"Les spécialistes n'ont pas fini de soupeser et de se prononcer sur cette notion. Il suffit pourtant de lire le Zarathoustra, même si son aspect parabolique peut dérouter. Le Surhomme, c'est celui qui vient se mettre au contact des hommes – ceux de la place du marché – et qui, effrayé par tant d'inanité, s'en retourne sur les hauteurs. Il peut s'agir aussi de Dionysos reconceptualisé et infiniment libre et libéré – si l'on conserve la majuscule. Pour moi, plus ''trivialement'', le surhomme est déjà celui qui sait « conserver la joie d’être son propre maître » (pour reprendre une formule de ''Humain, trop humain''). Lorsque l'ermite de Sils Maria écrit « mes livres ne parlent que de victoires remportées sur moi-même », il participe de sa tentative de s'ériger en surhomme. A ce sujet, je me suis fait cette réflexion : Nietzsche a été malade la majeure partie de sa vie au point qu'il a dû s'arrêter d'enseigner. Ce qui ne l'a pas empêché de donner par la suite une tonifiante leçon de vie et de grande santé à ses semblables. Comme quoi la maladie a du bon lorsqu'elle frappe des ''surhommes''. Il est préférable pour nous que le père de ''Zarathoustra'' ait éduqué le monde plutôt que la centaine d'étudiants de l'université de Bâle." (Source: réponse de Bruno Favrit au questionnaire "Nietzsche parmi nous" de la Nietzsche académie en date du 25/01/2009. Bruno Favrit est dernièrement l'auteur de l'essai "L'Esprit du Monde - Oeuvres en perspectives" aux éditions Auda Isarn.)

Repost 0
Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 16:09

ZeusLa Nietzsche académie s'associe au combat du S.E.L. (Sauvegarde des Enseignements Littéraires) et vous invite à signer sa pétition en ligne: http://www.sel.asso.fr/petition.php

Fondée par l'helléniste Jacqueline de Romilly, l'association a pour but "de soutenir l'ensemble des enseignements littéraires dans l'éducation des jeunes français, et plus particulèrement de redonner à l'éude des langues anciennes la place qu'elles avaient su garder dans notre enseignement jusqu'à ce que le ministère de l'Éducation les mette gravement en péril.(...) Nous souhaitons que les élèves des collèges et des lycées aient la possibilité effective d'étudier les langues anciennes, s'ils le désirent, dès la 6ème et que, dans l'enseignement supérieur, les étudiants qui se consacrent aux disciplines littéraires reçoivent une formation riche de tout un passé qui s'exprime dans les littératures anciennes et dans l'ensemble de la littérature française: la valeur dynamique et vivifiante de cette connaissance est aujourd'hui plus nécessaire que jamais."

Nietzsche, de formation classique, philologue, a puisé le meilleur de sa philosophie dans l'héritage grec, Héraclite et Theognis de Mégare notamment. L'idéal nietzschéen est à bien des égards une réactualisation de l'idéal classique, celle de la virilité des anciens Hellènes et de la virtù des Romains. D'où l'importance des humanités et de leur savoir pour devenir de bons Européens.

 

Repost 0
Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 16:05

Olivier Mathieu"La notion de "Surhomme", chez Nietzsche, évolue - comme vous le savez - avec le temps. On peut en dire autant de ses trois grands concepts principaux (volonté de puissance; éternel retour; et, donc, Surhomme). Je retiens avant tout, de "Zarathoustra", que le Surhomme est d'une certaine façon celui qui connaît la vie dans l'apothéose aussi bien de la joie que des mésaventures. Le mot allemand est "Ubermensch". Tandis qu'en anglais on dit "Superman" (il est clair que le "Superman" des bandes dessinées américaines n'est qu'une caricature, voire qu'une récupération, et l'antithèse du Surhomme nietzschéen). La langue italienne a quant à elle "Superuomo" (Surhomme), tandis que Gianni Vattimo préfère souvent traduire Ubermensch par "Oltreuomo" ("au-delà de l'homme", "outre l'Homme"). Quoi qu'il en soit, la définition la plus immédiate du "Surhomme" nietzschéen s'applique à celui en qui se trouverait développée la volonté d'action, ou plus exactement la volonté d'agir et de penser, expression de la "volonté de puissance". Ce "Surhomme" nietzschéen se situe (selon la formule devenue fameuse) "au-delà du bien et du mal", et, surtout, je crois, il défend sa propre existence contre tout ce qui s'apparente à la médiocrité. Par conséquent, je dirais que le Surhomme, c'est l'aristocrate. Voilà, au moins pour Nietzsche en personne, me semble-t-il, la conception fondamentale. Le surhomme nietzschéen, c'est l'aristocrate: l'aristocrate de l'esprit. Le Surhomme nietzschéen, je le vois comme un concept de ce qui se placerait "beaucoup plus haut que toutes les choses humaines" (Nietzsche, août 1881, à Sils Maria). Par ailleurs, pour conclure, je me permets de signaler un livre de G. Locchi, qui est paru en 1983 aux éditions Akropolis, de Naples, et que je possède dans l'édition italienne, dont le titre est: "Wagner, Nietzsche e il mito sovrumanista". Un livre dont je ne partage pas forcément tous les points de vue, mais il importe fort peu. Car c'est un livre qui mérite, lui aussi, d'être lu. On ne peut pas en dire autant de tous ceux qui blablatent sur Nietzsche avec, souvent, un intellectualisme des plus ennuyeux ou ridicules, ou avec une mauvaise foi telle qu'elle arrache des larmes de rire. Or Nietzsche, pas plus que quiconque, n'est responsable de ce que dit, de lui, une postérité qui n'arrive pas à le penser sans échapper à de pesantes interdictions politiques. Je trouve toutes les oeillères idéologiques, au sujet de quoi que ce soit, déplorables." (Source: réponse d'Olivier Mathieu au questionnaire "Nietzsche parmi nous" de la Nietzsche Académie en date du 31/03/09. Olivier Mathieu a publié dernièrement un recueil de poèmes "Les jeunes filles ont l'âge de mon exil" aux éditions des Petits Bonheurs.  A commander sur le site suivant:http://alenseignedespetitsbonheurs.com/cariboost1/ )

 

Repost 0
Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 17:01

Cosmos-Aurore-Boreale-4"Pour le lieu de formation du peuple indo-européen, plusieurs indices engagent à chercher beaucoup plus au nord; diverses traditions concordent sur ce point. Au commencement "les Thuata Dé Danann étaient dans les îles au nord du monde, apprenant la science et la magie, le druidisme, la sagesse et l'art". Ces "îles fortunées", séjour des bienheureux, sont situées près du pôle, comme cette île d'Ogygie "où l'on voyait le soleil de minuit". A l'autre extrémité du domaine, le Véda et plus nettement encore l'Avesta font écho: cet "habitat des Aryens" qui était initialement "le premier des pays excellents", mais où aujourd'hui l'hiver dure dix mois, évoque irrésistiblement le Grand Nord." (Source: Que sais-je? "Les Indo-Européens" de Jean Haudry aux Presses universitaires de France).

"Regardons nous en face. Nous sommes des Hyperboréens (...)"

Nietzsche in L’Antéchrist §1

Que dit ta conscience ? – « Tu dois devenir celui que tu es. »

 

Nietzsche in Le Gai savoir §270  

Repost 0
Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article

Présentation

  • : Nietzsche Académie
  • Nietzsche Académie
  • : Académie de philosophie nietzschéenne.
  • Contact

Recherche