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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 12:08

Cau"Avec Nietzsche et Marx s'est ouvert le formidable débat des temps nouveaux. Nietzsche est véritablement l'Antéchrist et, en ce sens, l'anti-Marx puisque le marxisme n'est que le fils très naturel du judéo-christianisme. Dans l'arène du monde, l'explication se déroula entre Staline et Hitler, entre Staline (fils peut-être thalidomidien de Marx) et Hitler, fils de Nietzsche, qu'on le veuille ou non, et malgré les détournements fébriles de Zarathoustra et du surhomme auxquels se livrent les exégètes démocrates fort ennuyés. De cette explication, par personnes interposées, entre Nietzsche et Marx, entre le "surhomme" et l'"esclave", entre le Grec et le Juif, entre le Grand Pan et le Galiléen, de ce discours de fer et de feu, les démocraties furent idéologiquement absentes et l'Amérique - malgré le second front ouvert en 1944! - fut surtout l'usine d'armements où puisa l'Union soviétique. La paix revenue, il est vrai que Marx-Staline semblent l'avoir emporté, mais il n'en reste pas moins que le mythe de la fin de l'Histoire est sorti épuisé de la lutte alors que celui de l'Übermensch s'est instillé à nouveau - en plein XXème siècle! - dans le tissu des peuples et des hommes. Pour vaincre le Grand Pan formidablement et terriblement ressuscité, il a fallu que le Galiléen aille demander secours à Staline! Quant à l'entre-deux démocratique, quant à la Raison, elle ne s'est pas relevée et ne se relèvera pas de l'aventure." (Source: "Le Grand Pan et le Galiléen" de Jean Cau in Les écuries de l'Occident, La Table Ronde, 1973.) 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 15:20

Faye"Tous ces crachoteurs philosophards, qui tentent de détourner Nietzsche (comme ils ont détourné Céline et tant d'autres), nous expliquent, avec la classique posture d'imposteurs, qu'au fond le Surhomme n'est pas le Dominateur, mais le "penseur" qui domine son "empire intérieur", bref, une sorte de moine, d'ascète mondain, mais surtout pas un guerrier! Biaiseries d'exégètes travestisseurs." (Source: Guillaume Faye in Avant-Guerre, Chronique d'un cataclysme annoncé, L'Aencre, 2002).

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 15:21

"En tout cas, la thèse de la « nordification », aussi forcée soit-elle, n’est pas une « falsification » du même ordre que le caviardage des textes ou leur interpolation intéressée, mais relève bien d’une interprétation tendant à restituer la cohérence d’ensemble d’une œuvre éclatée. Il ne s’agit ici que d’ouvrir des pistes. Si celle de Bäumler– celle qui passerait par la lecture de son livre de 1931 – est intéressante, c’est pour l’éclairage apporté à des insistances de Nietzsche lui-même, à des orientations suggérées. L’Antéchrist commence par cette adresse hautement énigmatique : « Sehen wir uns ins Gesicht ; Wir sind Hyperboreer… jenseits des Nordes, des Eises, des Todes-unser Leben, unser Glück ». Le « Nord » est la glace, mais la glace est « notre » bonheur ! La mort même est « notre » bonheur. A qui Nietzsche parle-t-il, en donnant pour indice d’affinité et de parenté, ce « Nord » glacial et mortel ? Bäumler a à sa façon tenté d’identifier ce « nous » – ce « nous » qui oserait se regarder en face et s’identifier à la Mort Heureuse. Qui est Pindare, le poète des Hyperboréens ? Comment cette mythologie ancienne entre-t-elle en résonance avec les sagas d’Islande découvertes après que Nietzsche a écrit ces lignes ? Voilà les questions à partir desquelles Bäumler a « reconstruit » Nietzsche." (Source: François Guery, « Complément Bäumler : analyse d’une falsification », Noesis, N°10, 2006. URL : http://noesis.revues.org/index632.html)

 

Pour info et aller plus loin dans "la piste", publication fin avril de l'essai "Nietzsche Hyperboréen ou l'école du surhomme" d'Olivier Meyer aux éditions du Lore.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:37

"Aussi précieux soit-il, le travail éditorial de Colli et Montinari ne saurait être pris pour l’herméneutique plenitudo temporum annoncée par les interprètes impatients de se débarrasser des problèmes inquiétants inhérents à la lecture de Nietzsche. La mise en garde de Gadamer date de 1986, et il y avait déjà un bon moment que ces questions avaient été bannies au nom de la political correctness et du bon ton. Cependant, l’édition Colli-Montinari devait elle-même confirmer la présence, chez un philosophe par ailleurs extraordinairement riche et stimulant, de motifs qui, aujourd’hui, ne peuvent pas ne pas évoquer de sinistres échos : éloge de l’eugénisme et de la « sur-espèce », apologie de l’esclavage d’une part, de l’« élevage » de l’« espèce supérieure des esprits dominateurs et césariens » d’autre part, appel à l’« anéantissement de millions d’individus manqués », invocation d’un « marteau destiné à briser les races décadentes et mourantes, à les éradiquer afin d’ouvrir la voie à un nouvel ordre vital »." (Source: Domenico Losurdo , « Les lunettes et le parapluie de Nietzsche  », Noesis, N°10, 2006 , URL : http://noesis.revues.org/index612.html)

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 15:54

Jesus"Les chrétiens sont des juifs qui s'ignorent", propos de Didier Long, ancien moine bénédictin, rapportés par Le Parisien en date du 10 mars à l'occasion de la publication du deuxième tome de la trilogie "Jésus de Nazareth" du pape Benoît XVI. L'ouvrage de Benoît XVI écarte la théorie du peuple déicide à propos de la responsabilité des juifs dans la mort du Christ. Pour Benoît XVI "ils sont nos pères dans la foi". Didier Long, historien du judéo-christianisme, catholique qui prie à la synagogue à chaque shabbat, enfonce le clou pour ceux qui auraient encore des doutes:"Il est heureux que l'on comprenne que juifs et chrétiens ont le même adn. Jésus était absolument juif, il vivait en juif, faisait shabbat, était circoncis, priait comme les juifs, et ses premiers disciples et les premiers évêques, même, étaient des hébreux fidèles!".

 

"Le christianisme, né de racines judaïques, intelligible seulement comme une plante de ce sol, représente le mouvement d’opposition contre toute morale d’élevage, de la race et du privilège : – il est la religion anti-aryenne par excellence : le christianisme, la transmutation de toutes les valeurs aryennes, la victoire des évaluations des Tchândâla, l’évangile des pauvres et des humbles proclamé, l’insurrection générale de tous les opprimés, des misérables, des ratés, des déshérités, leur insurrection contre la « race », – l’immortelle vengeance des Tchândâla devenue religion de l’amour…"

Nietzsche in Le Crépuscule des idoles – Ceux qui veulent rendre l'humanité «meilleure» §4

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 16:14

de Benoist"Le Surhomme est d’abord celui qui a acquis la capacité de vouloir l’Eternel Retour, celui qui a réalisé en lui-même une métamorphose de la relation « trop humaine » à la temporalité, une métamorphose de son « voir » qui est aussi une métamorphose de son désir, en ce qu’étant devenu capable de penser, par-delà bien et mal, mais avec un amour joyeux, l’innocence du devenir et la tragédie de l’existence, il s’est aussi délivré du ressentiment. Le Surhomme porte remède au nihilisme en le surmontant (überwinden)."

(Source: réponse d'Alain de Benoist au questionnaire "Nietzsche parmi nous" de la Nietzsche académie en date du 28/01/2009. Alain de Benoist est dernièrement l'auteur de l'essai Des animaux et des hommes, La place de l'homme dans la nature aux éditions Alexipharmaque.)

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 13:24

Nietzsche bioPublication aux éditions Gallimard dans la collection Folio Biographies de Nietzsche de Dorian Astor. Présentation de l'éditeur:

"Comment un jeune professeur, passionné par les Grecs et par Wagner, devient-il le philosophe le plus courageux de son temps, capable de dynamiter l'idée qu'on avait de toute croyance ? De réévaluer toute morale à l'école du soupçon ? De débusquer, au plus profond de la vérité, du langage, et de l'homme même, des puissances hostiles à la vie ? Friedrich Nietzsche (1844-1900) a tout sacrifié à ce projet, tout ce qui comptait pour lui - jusqu'à sa santé et l'amitié. Se vouant à la solitude, il tente de transfigurer la souffrance pour surmonter l'humain. Derrière les figures de l'esprit libre, de Zarathoustra ou de Dionysos, il avance masqué. Mais Nietzsche a aimé la vie au point d'en vouloir l'éternel retour, quitte à devenir fou, préférant passer pour un pitre plutôt que pour un saint."

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:52

NolteErnst"(...) une position extrêmement importante qui jusqu’à présent n’avait été à peine mentionnée dans la bibliographie, la phrase au sujet du « parti de la vie » dans  Ecce homo ["Ecce Homo - Pourquoi j'écris de si bons livres - L'origine de la tragédie §IV". Nda]: « Ce nouveau parti de la vie, qui prend dans les mains les plus grands de tous les devoirs, les plus hauts élevages de l’humanité, y compris l’extermination impitoyable de tous les dégénérés et parasites, rendra à nouveau possible sur terre ce trop de vie d’où l’état dionysiaque doit à nouveau s’éveiller."

(Source: réponse d'Ernst Nolte au questionnaire "Nietzsche parmi nous" de la Nietzsche académie en date du 11/06/2009. Ernst Nolte est l'auteur de Nietzsche Le champ de bataille aux éditions Bartillat.)

 

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 16:36

"Nietzsche. La civilisation comme problème", article d'Eric Blondel dans le hors-série numéro 9 (mai-juin 2009) spécial "Les grands philosophes" de Sciences Humaines. Extraits: "(...) la rationalité, la morale de la civilisation occidentale sont des symptômes de maladie, manifestes dans tous les domaines (...). Toutes les grandes valeurs et les idéaux de l'Occident depuis Socrate jusqu'à Schopenhauer sont négateurs, ils visent la mort à cette vie".

"Disons-le sans ambages, montrons comment jusqu’ici a débuté sur terre toute civilisation élevée. Des hommes d’une nature restée naturelle, des barbares dans le sens le plus redoutable du mot, des hommes de proie, en possession d’une force de volonté et d’un désir de puissance encore inébranlés se sont jetés sur des races plus faibles, plus policées, plus pacifiques, peut-être commerçantes ou pastorales, ou encore sur des civilisations amollies et vieillies, chez qui les dernières forces vitales s’éteignaient dans un brillant feu d’artifice d’esprit et de corruption. La caste noble fut à l’origine toujours la caste barbare. Sa supériorité ne résidait pas tout d’abord dans sa force physique, mais dans sa force psychique. Elle se composait d’hommes plus complets (ce qui, à tous les degrés, revient à dire, de « bêtes plus complètes »)."


Nietzsche in Par-delà le bien et le mal §257

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 16:55

Bruno Favrit"Les spécialistes n'ont pas fini de soupeser et de se prononcer sur cette notion. Il suffit pourtant de lire le Zarathoustra, même si son aspect parabolique peut dérouter. Le Surhomme, c'est celui qui vient se mettre au contact des hommes – ceux de la place du marché – et qui, effrayé par tant d'inanité, s'en retourne sur les hauteurs. Il peut s'agir aussi de Dionysos reconceptualisé et infiniment libre et libéré – si l'on conserve la majuscule. Pour moi, plus ''trivialement'', le surhomme est déjà celui qui sait « conserver la joie d’être son propre maître » (pour reprendre une formule de ''Humain, trop humain''). Lorsque l'ermite de Sils Maria écrit « mes livres ne parlent que de victoires remportées sur moi-même », il participe de sa tentative de s'ériger en surhomme. A ce sujet, je me suis fait cette réflexion : Nietzsche a été malade la majeure partie de sa vie au point qu'il a dû s'arrêter d'enseigner. Ce qui ne l'a pas empêché de donner par la suite une tonifiante leçon de vie et de grande santé à ses semblables. Comme quoi la maladie a du bon lorsqu'elle frappe des ''surhommes''. Il est préférable pour nous que le père de ''Zarathoustra'' ait éduqué le monde plutôt que la centaine d'étudiants de l'université de Bâle." (Source: réponse de Bruno Favrit au questionnaire "Nietzsche parmi nous" de la Nietzsche académie en date du 25/01/2009. Bruno Favrit est dernièrement l'auteur de l'essai "L'Esprit du Monde - Oeuvres en perspectives" aux éditions Auda Isarn.)

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