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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 16:55

karl lagerfeld"Les femmes peuvent être petites mais pas les hommes. C'est quelque chose qu'ils ne pardonnent jamais à la vie. Ensuite ils sont méchants et ils veulent vous tuer."

 

(Source: citation du directeur artistique de Chanel tirée de l'article "Karl Lagerfeld l'homme à perles" dans Le Parisien du 03/03/11. Arte diffuse demain - vendredi quatre mars - à 20h40 un documentaire sur Karl Lagerfeld.)

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 08:13

ArthurMoellervandenBruck"Plus proche de Jünger, Arthur Moeller van den Bruck, écrivain de la tendance droitière "Jungkonservative" de la révolution conservatrice, rejette lui aussi l'effet de la civilisation sur la jeunesse: "par la voie de Nietzsche, nous nous insurgeâmes contre nous mêmes par dégoût de ce que nous étions devenus". (Source : "Politique de l'oeuvre de Ernst Jünger 1918-1938", Mémoire d'Olivier Aubertin présenté à l'IEP de Paris année 1983-1984).

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 16:12

LartéguyDécès de l'écrivain guerrier et reporter de guerre Jean Lartéguy à l'âge de 90 ans. Engagé volontaire en 1939, résistant officier commando sous l'Occupation, capitaine de réserve après guerre, Jean Lartéguy, de son vrai nom Jean Pierre Lucien Osty, est l'auteur du roman "Les centurions" sur la guerre d'Algérie paru en 1960 qui sera vendu à plus d'un million d'exemplaires et sera adapté au cinéma par Mark Robson avec les acteurs Alain Delon, Anthony Quinn et Maurice Ronet. 

 

"On a renoncé à la grande vie lorsqu’on renonce à la guerre…"

 

Nietzsche in Le Crépuscule des idolesLa morale en tant que manifestation contre nature §3

                                                  

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:17

Mussolini"(...) sans Nietzsche, Mussolini ne serait aujourd'hui qu'un vieil instituteur en retraite dans un petit village de Romagne." (Source: "La torche et le glaive" de Jean Mabire aux éditions Libres opinions.)

"Les plus grands événements – ce ne sont pas nos heures les plus bruyantes, mais nos heures les plus silencieuses."

Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Des grands événements

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 15:46

thor-01"Dès l'Antiquité, il semble avoir été entendu que le Nord, l'Hyperborée des Grecs, ait été le foyer de toutes les merveilles: c'est là que Jason part chercher la Toison d'or. C'est encore là que l'historien got, Jordanes, au VI ème siècle, situe l'officina gentium, la vagina nationum (l'officine des peuples, la matrice des nations). Il sera relayé par des savants suédois du XVI ème siècle, notamment Olaus Magnus, puis du XVIII ème siècle, comme cet Olof Rudbeck qui place sous ces latitudes l'Atlantide de Platon et y situe le lieu d'origine de l'humanité. Le romantisme aidant, à partir du début du XIX ème siècle, et en particulier dans son expression suédoise (E. Geijer, E. Tegnér, grands défenseurs du mouvement qui s'appellera göticisme), les Vikings, qui ont écrit incontestablement l'une des pages les plus extraordinaires de l'histoire occidentale, sont tenus pour des parangons, d'invincibles héros, des guerriers hors pairs, de véritables maîtres. Il suffit d'évoquer Richard Wagner et sa Tétralogie pour s'en rendre compte (...). Comme les Scandinaves (Suédois, Danois, Norvégiens et Islandais) sont sans aucun doute des Indo-Européens, plus précisément des Germains du Nord - l'argument linguistique est, ici, incontournable - ils prendront à leur compte, à l'époque moderne, les outrances qu'auront incarnées, aux yeux de certains, les Germains dans leur ensemble, ils seront les types mêmes de l'Übermensch nietzschéen (...)." (Source: "Les Vikings" de Régis Boyer aux éditions Le Cavalier Bleu, collection idées reçues.)

 

"Il se peut qu’on ait parfaitement raison de ne pas cesser de craindre la brute blonde qui est au fond de toutes les races aristocratiques et de se mettre en garde contre elle, mais qui n’aimerait pas cent fois mieux trembler de peur s’il peut admirer en même temps, que de n’avoir rien à craindre, mais d’être abreuvé de dégoût au spectacle de l’abâtardissement, du rapetissement, de l’étiolement, de l’intoxication à quoi l’œil ne peut se soustraire ? Et n’est-ce pas là ce qui nous attend fatalement ?"

Nietzsche in La Généalogie de la morale
Première dissertation §11

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 15:50

Nietzsche187a1Entretien exclusif avec Nietzsche tiré de son livre « Ecce Homo » dans lequel le philosophe a lui-même pris soin de décrypter son oeuvre, ses intentions et son identité en prévision des mésinterprétations possibles à venir. Après un siècle de mystifications, Nietzsche revient pour s’expliquer :


Nietzsche Académie - Pourquoi prenez-vous la parole ?
Friedrich Nietzsche - Parce que la grandeur de ma tâche et la petitesse de mes contemporains ont créé une disproportion qui les a empêchés de m’entendre et même de m’entrevoir. Dans ces conditions j’ai un devoir, celui de dire : Ecoutez-moi, car je suis un tel. Et n’allez surtout pas confondre.

NA - Très bien, alors qui êtes-vous M. Nietzsche ?
FN - Je ne suis nullement, par exemple, un croque-mitaine, un monstre moral, - je suis même, de par nature, à l’antipode du genre d’hommes qu’on a vénérés jusqu’ici comme vertueux. Il me semble, entre nous, que c’est justement ce qui me fait honneur. Je suis un disciple du philosophe Dionysos. J’aimerais mieux à la rigueur être un satyre qu’être un saint.

NA - Quel est votre but ? Améliorer l’humanité ?
FN - « Améliorer » l’humanité serait la dernière des choses que j’irais jamais promettre. Je n’érige pas de nouvelles « idoles ». Les renverser (et j’appelle idole tout idéal), voilà bien plutôt mon affaire. On a dépouillé la réalité de sa valeur, de son sens et de sa véracité en forgeant un monde idéal à coups de mensonges... Le « monde de la vérité » et le « monde de l’apparence »... je les appelle en bon français le monde du mensonge et la réalité...L’idéal n’a cessé de mentir en jetant l’anathème sur la réalité, et l’humanité elle-même, pénétrée de ce mensonge jusqu’aux moelles, s’en est trouvée faussée et falsifiée dans ses plus profonds instincts, elle en est allée jusqu’à adorer les valeurs opposées aux seules qui lui eussent garanti la prospérité, l’avenir, le droit suprême au lendemain.

NA - Quelle est votre philosophie ?
FN - Philosopher, comme je l’ai toujours entendu et pratiqué jusqu’ici, c’est vivre volontairement sur la glace et les cimes, à la recherche de tout ce qui est surprise et problème dans la vie, de tout ce qui, jusqu’à présent, a été tenu au ban par la morale. Combien un esprit supporte-t-il de vérité, combien en ose-t-il ? Voilà le critérium qui m’a servi de plus en plus pour mesurer exactement les valeurs.

NA - Et quelle est cette vérité ?
FN - Tout ce qui s’appelait « Vérité » jusqu’ici a été reconnu pour la forme la plus nuisible, la plus perfide, la plus sournoise du mensonge ; on a soulevé le voile du prétexte sacré, l’ « amélioration » de l’humanité, et on a découvert une ruse pour anémier la vie à mort, pour l’épuiser en lui suçant le sang. Avec la notion de l’homme bon, on a pris parti pour les faibles, les infirmes, les ratés, les gens malades d’eux-mêmes et tout ce qui doit disparaître ! On a contrecarré la loi de la sélection, on a fait un idéal de s’opposer à l’homme fier et bien venu, à l’homme qui dit « oui », qui est sûr du lendemain et qui garantit l’avenir – on a fait de lui le méchant... Et on a cru à tout cela ! Et on l’a appelé morale ! – Ecrasez l’infâme !

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 16:05

john barry revisited FV"Le compositeur britannique de musique de films John Barry, qui avait remporté cinq Oscars et s'est fait connaître notamment pour la musique des James Bond, est mort dimanche d'une crise cardiaque à l'âge de 77 ans. On lui doit entre autres les musiques de plusieurs James Bond ("Bons baisers de Russie", "Goldfinger" et "On ne vit que deux fois") et le générique de la série télévisée "Amicalement vôtre". Les films "Out of Africa", "Danse avec les loups" ou "Vivre libre" lui ont valu l'Oscar de la meilleure musique. Il a également obtenu quatre Grammy Awards au cours de sa carrière" (Source: Reuters via lenouvelobs.com). Palmarès d'autant plus impressionnant quand on sait que John Barry était autodidacte, comme le rappelle dans Le Parisien Jane Birkin son ex-épouse en seconde noce."

 

"Sans musique la vie serait une erreur."

 

Nietzsche in Le Crépuscule des idoles – Maximes et pointes §33

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 14:42

VoltairePublication aux éditions Flammarion du livre "Nietzsche et Voltaire" de Guillaume Métayer. Nietzsche n'a jamais caché son admiration pour Voltaire à qui il a dédicacé son ouvrage "Humain, trop humain" en 1878 à l'occasion du centenaire de la mort du moraliste français. "Humain, trop humain" est par ailleurs sous-titré "Un livre pour esprits libres". Et c'est bien là la communauté d'esprit qui unit Nietzsche à Voltaire. Ce sont tous deux des esprits libres. Elle correspond à la période de "nihilisme actif" de Nietzsche, la destruction des idoles, religieuses en particulier, la mort de Dieu, le dépassement de l'héritage familial protestant. C'est la figure du lion dans la parabole des trois métamorphoses décrite dans "Ainsi parlait Zarathoustra", une figure d'affranchissement du poids du passé et des entraves en tous genres. Mais ce n'est pas la figure ultime. La figure de "l'enfant", créatrice, symbole de renouveau restait à venir. Ce que Nietzsche allait devenir en se faisant le poète du surhomme. Il n'en demeure pas moins qu'à l'école du surhomme, Voltaire et la période voltairienne de Nietzsche, sont une étape préalable et nécessaire dans le devenir surhumain. C'est pourquoi il faut lire Voltaire, mieux encore, Nietzsche et Voltaire.

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 08:53

Celine-image.jpgL’écrivain Céline a été retiré du calendrier des célébrations nationales 2011 sur pression du lobby juif (Serge Klarsfeld, le Crif), selon la formule consacrée de François Mitterrand. Nouvel exemple de la dictature de la moraline comme l’appelait Nietzsche, cette morale du bien édifié en idole, idiosyncrasie de décadent. De nos jours, comme l’a écrit l’écrivain Hervé Ryssen, auteur d’un essai sur la mafia juive (« La mafia juive » aux éditions Baskerville), l’antisémite ce n’est pas celui qui n’aime pas les Juifs, c’est celui que les Juifs n’aiment pas. Céline était-il antisémite ? Ses pamphlets le laissent accroire, mais à y regarder de plus près, Céline est plus misanthrope qu’antisémite, comme le révèle cet extrait de lettre  à Marie Le Bannier : « Notre civilisation est juive, nous sommes tous des sous-Juifs. A bas les Juifs ne veut rien dire. C'est Vive quelque chose qu'il faudrait pouvoir dire, mais vive quoi ? Les Druides ? Hélas oui ! Des néo-druides aussi différents de nous que furent les chrétiens des païens : il faut des hommes nouveaux. » Cette dernière phrase au ton très nietzschéen, la quête d’hommes nouveaux, n’est pas sans rappeler la quête du surhomme de Nietzsche. Le processus de création implique un certain chaos constructeur, la morale du créateur est par-delà le bien et le mal. Céline en tant que créateur d’une oeuvre ne déroge pas à la règle. Il appartient au lecteur de faire la part des choses, c’est le minimum de respect dû à son intelligence qu’on peut demander sous peine d’une infantilisation généralisée, la fameuse moraline. Ce que le président français Nicolas Sarkozy a exprimé à sa manière en confiant non sans pertinence à un journaliste qu’ « on peut aimer lire Céline sans être antisémite tout comme on peut aimer lire Proust sans être pédéraste ».

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 16:03

Drieu.jpg"Si j'avais eu la persévérance de redresser le petit-bourgeois confiné et devenir aviateur, cavalier, boxeur, et de quitter la France, j'aurais été un autre homme, j'aurais sorti en Amérique le Nordique mâle et fier qui était en moi." (Pierre Drieu la Rochelle in "Journal 1939-1945" éditions Gallimard, 1992).

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