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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 13:43

Face Nord

 

"Je ferai de vous de grands alpinistes. C'est une affaire entendue. Ce n'est pas suffisant ! N'importe quel imbécile peut atteindre un sommet très difficile avec de bons muscles, et la volonté de la brute. Je veux faire de vous les représentants d'une humanité supérieure. Celle où l'homme aura dominé la crainte de la mort."

 

(Source : Face Nord de Saint-Loup, éditions Art et histoire d'Europe.)

 

"Où y a-t-il de la beauté ? Là où il faut que je veuille de toute ma volonté : où je veux aimer et disparaître, afin qu’une image ne reste pas image seulement."

 

Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – De l’immaculée connaissance

     

"De pacifiste bêta

A activiste le grand pas

Tu as fait sous l’effet

D’un livre pistolet

La Gerbe des forces de Châteaubriant

Petit deviendra grand

Marc Augier Saint-Loup

Sous le signe de la roue

Solaire comme ta personnalité

Sportif, aventurier, intrépide guerrier

De la Laponie au Mont-Blanc

Un seul but, le dépassement

Volontaire et Hérétique

Jamais Nostalgique

Hanté par le Surhomme

Ton oeuvre par-delà l’homme

Guide nos pas vers les sommets

Par la Face Nord à tout jamais."

 

Aristéas"Saint-Loup" d'Olivier Meyer tiré du recueil de poésie Aristéas.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 20:18
Feu suede"Oui, je sais bien d’où je viens !
Inassouvi, comme la flamme,
J’arde pour me consumer.
Ce que je tiens devient lumière,
Charbon ce que je délaisse :
Car je suis flamme assurément !"
 
Nietzsche in Le Gai savoirPlaisanterie, ruse et vengeance Prologue en vers §62
 
"Oui je suis flamme
La vie comme une femme
Feu ce que je touche
Pas de sainte ni touche
Charbon ce que je délaisse
Un corps libéré de sa laisse
Je fais feu de tout bois
Ne me touche pas
Tu te brûles les doigts
Le feu m’habite tu vois
La vie sans passion
Quelle déraison
Plutôt mourir foudroyé
Qu’à petit feu s’étioler."
 
 
Aristéas"Flamme" d'Olivier Meyer in Aristéas

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:30
Sils Maria"Et ce sera le grand midi, quand l’homme sera au milieu de sa route entre la bête et le Surhomme, quand il fêtera, comme sa plus haute espérance, son chemin qui mène à un nouveau matin."
 
 
 
 
 
 
Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – De la vertu qui donne §3 
 
 
"L’heure de l’ombre la plus courte a sonné
Le Grand Midi à ta porte a frappé
Fin du mensonge vérité
Ce monde de faux monnayeurs idéalisé
Bienvenue dans la réalité
Le monde des apparences et sa clarté
Etre superficiel par profondeur
Les Grecs anciens avaient fait leur
Cette maxime d’esthète
D’artiste sans prise de tête
Le beau et le bon
Credo d’Apollon
Qui sauvera le monde
Du dernier homme immonde. "
 
Aristéas"Le Grand Midi" d'Olivier Meyer in Aristéas, éditions Casa Cartii de Stiinta.
 
 

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 12:18

Logo OlivierOpaque"- Mes amis, si je suis aujourd'hui en Hindoustan, la terre des Dieux, c'est pour renouer, en pèlerin, avec un héritage plurimillénaire, celui de nos communs ancêtres venus des îles au Nord du Monde. Oui, je suis un pèlerin européen, et non un touriste occidental.

- Bien sûr, dit l'un des étudiants, tu n'as rien d'un touriste... mais tu es tout de même occidental.

- Je suis un Européen, je ne suis pas un Occidental.

- Quelle différence ?

- L'Occidental n'est que le rouage d'un système qui le broie. L'Européen, lui, est l'héritier d'une civilisation trente fois millénaire qui va des fresques de Lascaux à la fusée Ariane, des poignards de bronze aux chasseurs Rafale. L'Européen est le frère de Faust et de Don Quichotte ! Il a été peintre à Altamira, musicien à Versailles; il a chanté l'Odyssée et Beowulf ! Il a acclamé Eschyle et Racine, il a bâti les cathédrales gothiques et les centrales nucléaires ! Sa terre est faite de landes et de forêts, de rivières et de montagnes, toutes bruissantes de fées, de génies et de lutins ! Oui je suis un Européen, mieux un Vieil-Européen ! " (Source : Le Songe d'Empédocle de Christopher Gérard, L'Age d'Homme, 2003).

 

"Nous sommes en un mot - et que ce soit notre parole d'honneur ! - de bons Européens, les héritiers de l'Europe, les héritiers riches et comblés - mais riches aussi en obligations, héritiers de plusieurs milliers d'années d'esprit européen (...)"

 

Nietzsche in Le Gai Savoir §377

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 22:57

Olivier dessin 022Dans une lettre à son ami Peter Gast, Nietzsche confiait que son style était une danse. S'il y a bien un marqueur du caractère surhumain de Nietzsche c'est son style. C'est pourquoi Ainsi parlait Zarathoustra est un sommet de littérature et de poésie, à cent mille lieux des ratiocinations des pseudo-philosophes, petits-bourgeois châtrés sans style, déjà morts vivants (Nietzsche traitait Kant de Chinois de Königsberg). Conclusion, dis moi comment tu écris, je te dirai qui tu es. Nietzsche recommandait d'écrire avec son sang car le sang est esprit. C'est la veine dionysiaque, surhumaine que l'on retrouve au mieux dans le style pamphlétaire. (Nietzsche sous-titra La Généalogie de la morale "Un écrit polémique"). La noblesse manie la plume comme l'épée, l'esprit libre est un guerrier. A ce titre là, Céline et ses pamphlets antisem, n'en déplaise aux bienpensants, est royal. (D'ailleurs les Juifs ne s'y trompent pas qui adorent détester Céline et lisent ses pamphlets en cachette, feu notre président Sarkozy n'était pas le dernier). A ce petit jeu, ici comme ailleurs, les apparences sont trompeuses, Alain de Benoist a un nom à particule mais son style illisible est celui d'un bourgeois pédant. Sir Shumule serait aristo, je n'en sais foutre rien et peu m'en chaut, pour paraphraser la devise du duc de Windsor héritée de Guillaume le Conquérant "La valeur seule, pas les ancêtres". Ce qui est sûr c'est que Son Style est aristocratique, et le style c'est l'homme... ce qui fait de lui au final un vrai aristo, né deux fois comme Dionysos, la seconde naissance, celle de l'esprit du sang incarné dans le style. Pour illustrer le propos, on lira avec intérêt le poème ci-dessous intitulé "Pur sang" d'Olivier Meyer tiré du recueil de poésie Aristéas:

Aristéas 

"Ecris avec ton sang

Tu verras si je mens

Le sang est esprit

Nietzsche me l’a appris

Sa peau sur le tapis

Le style est à ce prix

Céline me l’a dit

Parole d’ami

Pamphlet avant tout

Poète et fou

Pour un bon mot

Je risque gros

Pour un trait d’esprit

Je me trahis

Pur sang

Jamais ne ment

Bon sang ne saurait mentir

Tout ça pour rire

Sur l’Olympe avec les dieux

Ou le diable encore mieux."

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 20:57
Mishima" Derrière tes sentiments et tes pensées, mon frère, se tient un maître plus puissant, un sage inconnu – il s’appelle soi. Il habite ton corps, il est ton corps. Il y a plus de raison dans ton corps que dans ta meilleure sagesse."
 
 
Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra – Des contempteurs du corps 
 
  
  
" Il y a un sage dans ton corps
Sa pensée n’a jamais tort
Un esprit sain dans un corps sain
Cette maxime vient de loin
Fais de ton corps une armure
Tire de la fonte deviens dur
Brille le soleil de la volonté
Jusqu’à la Grande santé
Mishima a montré la voie
Que son exemple te soit une loi."

"Le soleil et l'acier" d'Olivier Meyer in Aristéas, éditions Casa Cartii de Stiinta, 2012.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 20:54

Olivier dessin 006Dans sa chronique "Le Devoir d'Histoire" dans l'hebdomadaire Rivarol du 29 juin, Pierre Vial fait l'éloge de la transmutation de l'homme par la montagne : "La montagne est ce royaume alchimique où certains êtres, grâce à une expériencee qui peut déboucher sur une transmutation, ont rendez-vous avec eux-mêmes. Partir vers les hautes altitudes, c'est se donner la chance de retrouver la pulsion élémentaire de la vie, la force et le goût d'aller toujours plus haut. Vers le soleil." Et de citer en exemple l'écrivain Saint-Loup qui "a su transcrire avec maestria cette expérience unique (...). Tout particulièrement dans Face Nord, récit nietzschéen, initiatique (...)". Et de conclure : "il est vital, au sens propre, pour la jeunesse d'un peuple, de conserver ou de retrouver le goût de la conquête. Et d'abord celle de soi." La Nietzsche académie souscrit entièrement à ces propos et rappelle que l'ambition précisément de Nietzsche était de procéder à une transmutation des valeurs pour redonner à l'homme européen une dimension verticale de grandeur (Lire à ce sujet l'essai Nietzsche Hyperboréen ou l'école du surhomme d'Olivier Meyer aux éditions du Lore). On lira par ailleurs avec intérêt le poème ci-dessous "Morale d'étoile" d'Olivier Meyer tiré du recueil de poésie Aristéas qui fait écho au message nietzschéen de Pierre Vial sur l'éloge de la montagne :

 

"Comment gravir la montagne

N’y pense pas monte et gagne

Quitte la place du marché

Où règne l’épicier

Rejoins l’aigle dans les cieux

On y respire mieux

Place à la méditation

Loin de l’agitation

Contemple le monde d’en bas

Tous ces conflits de rats

Ne te concernent plus

La grandeur tu as vue

Impossible de redescendre

Sans devenir cendre

Vas ton chemin

Sois l’homme de demain

Pur comme l’Edelweiss

Pas besoin d’Ausweiss

Etoile tu es désormais

Polaire à jamais

Tu ne connais qu’une loi

Brille au sommet du soi."

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 18:25

Breker   

Le surhomme est en toi

Fais un effort montre le moi

Sois prêt à la guerre

Elle est notre mère

La grande celle de l’esprit

Pour accomplir ton amor fati

L’homme est quelque chose qui doit être surmonté

Qu’as-tu fait pour le dépasser

Transmutation des valeurs

Prépare toi il est l’heure

Du Grand Midi

Ta personnalité accomplie

Deviens celui que tu es

Un homme sans peur ni regrets

Le meilleur nous revient

Le meilleur vin

Les plus fortes pensées

Les plus belles pépées

Le ciel le plus pur

La meilleure nourriture

Je ne suis une loi que pour les miens

Sous-homme passe ton chemin.  

 

 

Aristéas(Source : Aristéas d'Olivier Meyer, Casa Cartii de Stiinta, diffusion éditions des Petits Bonheurs dirigées par Jean-Pierre Fleury. Pour toute commande écrire à : jeanpierre.fleury2@gmail.com)

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 12:27

Nietzsche187a1- "Vous avez beau être probablement tous des hommes supérieurs, poursuivit Zarathoustra, vous n'êtes, à mon sens, ni assez grands ni assez forts.

A mon sens, je veux dire relativement à l'exigence inflexible que je tais mais que je ne tairai pas toujours. Et bien que vous soyez des miens, je ne vous considère pas comme mon bras droit.

Car ceux qui, comme vous, s'avancent sur des jambes malades et débiles, qu'ils le sachent ou non, désirent être ménagés.

Or je ne ménage ni mes bras ni mes jambes, je ne ménage point mes guerriers. Comment seriez-vous propres à faire ma guerre?"

(Source : Ainsi parlait Zarathoustra - La salutation.)  

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 14:57

Cesare Borgia"Dans sa tentative de définition du surhomme, Nietzsche procède par ellipses et nous délivre parfois au détour d’une phrase, une clé d’accès à sa compréhension :

 « Quand je soufflais à quelqu’un qu’il ferait mieux de s’enquérir d’un César Borgia que d’un Parsifal, il n’en croyait pas ses oreilles. » (in Ecce homo - Pourquoi j’écris de si bons livres §1).

César Borgia plutôt que Parsifal, redoutable aveu qui en dit long sur la nature du surhomme et éloigne de nous tout idéal fantasmagorique d’homme vertueux pour l’incarner. L’historien Jacob Burckhardt appelait César Borgia « le grand criminel ». Il est l’incarnation du Prince de Machiavel, son modèle cité au chapitre Des principautés nouvelles qui s’acquièrent par les forces et fortune d’autrui de son essai Le Prince. Seigneur italien de la Renaissance, fils du pape Alexandre VI, cardinal, duc du Valentinois puis seigneur de Romagne, César Borgia pratiquait l’assassinat politique et la ruse comme mode de gouvernance, sans oublier sa luxure et sa relation présumée incestueuse avec sa soeur Lucrèce. Morale par-delà le bien et le mal, figure d’aristocrate, bête de proie, volonté de puissance, stupre, lucre et sang, voilà les ingrédients du surhomme version César Borgia. Qu’est-ce-à-dire, que faut-il en penser ? Le surhomme est-il un être sans foi ni loi, un ambitieux cynique et amoral ? En fait César Borgia n’est pas un surhomme (ses passions sont faciles, trop humaines, sans noblesse ni création, son aristocratie est bestiale, sans maîtrise et dépassement de soi), il sert juste d’argument dialectique pour Nietzsche afin d’ancrer la figure du surhomme dans le camp antichrétien, par opposition notamment à Parsifal. Nietzsche dessine plus un portrait en creux du surhomme qu’il ne le définit vraiment. C’est pourquoi la référence à César Borgia, provocatrice à souhait, est d’abord destinée à opposer le surhomme à la figure de Parsifal. Sans oublier l’opposition de Nietzsche à Wagner auteur précisément d’un opéra intitulé Parsifal. Parsifal est le chevalier candide, d’aucuns diraient niais, un simple d’esprit en quête du Graal, ce symbole de pureté interprété par les chrétiens comme le calice de la Cène où a bu pour la dernière fois le Christ, une idole chimérique aux vertus rédemptrices. Tout le contraire du surhomme qui est un homme fidèle à la terre, ne cherchant son salut que dans le triomphe de sa volonté, confiant en sa force et son courage, maître de son destin. Alors oui, le surhomme est plus proche de César Borgia que de Parsifal, même s’il n’est pas César Borgia, loin s’en faut. On peut au mieux avancer qu’il existe des points de convergence. Le surhomme est César Borgia plutôt que Parsifal dans la mesure où le surhomme est aussi un aristocrate, une bête de proie, un guerrier qui aime la vie donc les plaisirs de la chair, que sa morale est par-delà le bien et le mal, celle des créateurs ; sa vision de la vie, vitaliste, animée par la volonté de puissance ; sa création, son royaume sur terre, ici et maintenant ; son destin, des victoires et des conquêtes." (Source: Nietzsche Hyperboréen ou l'école du Surhomme d'Olivier Meyer aux éditions du Lore, 2011).

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