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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 18:25

Toxiques-et-codex.jpgNouvel opus de l'écrivain Bruno Favrit, Toxiques & codex est un recueil de maximes publié aux éditions Alexipharmaque link. L'exercice s'inscrit dans la fidélité à la tradition nietzschéenne de l'aphorisme, de préférence lucide et mordant à l'image des moralistes français Vauvenargues et La Rochefoucauld. Bruno Favrit se sort brillamment de cet exercice de style hautement philosophique qui oblige le lecteur à méditer - ruminer disait Nietzsche -  chaque phrase pour mieux pénétrer la profondeur du message. Il reste à souhaiter à Bruno Favrit de ne pas s'arrêter en si bon chemin à l'image de Nietzsche qui après sa période des Lumières renoua avec la pensée mythique et accoucha de son Zarathoustra, l'évangile du surhomme. Auteur à suivre avec intérêt et de près donc. Ne voyez-vous pas les nuages s'amonceler ? De ce nuage sortira bientôt l'éclair...

 

Quelques aphorismes de Bruno Favrit coups de coeur de la Nietzsche académie :

 

"Ils voient évolution là où il n'y a qu'évolution d'une pathologie."

 

"Société où seules aboutissent vraiment les méditations des notaires et des comptables."

 

"De grandes idées brandies par des hommes qui ne veulent pas être grands."

 

"Ne pas expliquer la voie mais la montrer."

 

"Je n'ose pas assez et je m'indigne trop."

 

"Ils préfèrent être ce qu'ils ont."

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 14:06

Couverture Jouissive à VeniseJouissive à Venise, nouveau roman d’Olivier Mathieu. Le titre est beau, pourquoi ne pas le dire, prometteur, accrocheur. La quatrième page de couverture annonce un roman érotique, voilà qui ouvre l’appétit mais peut aussi faire craindre une forme d’onanisme littéraire. Il n’en est rien, divine surprise. Le personnage de Jouissive est l’Ariane du lecteur dans le labyrinthe de Venise, Robert Pioche, le narrateur et protagoniste de l’aventure, son mentor minautore. Qui s’aventure dans ce roman initiatique, a le courage de le lire, découvrira quand il s’y attend le moins, non pas l’art de la fellation, mais un personnage historique méconnu et pourtant central et vertical, un esprit supérieur, l’aristocrate vénitien et écrivain du 18 ème siècle Carlo Gozzi. Décidément Olivier Mathieu aime à se jouer du lecteur, à moins que cela ne soit un jeu vénitien, un bal masqué avec la vérité derrière lequel se cache un dieu grec, Dionysos, semen in os. C’est pourquoi,  Jouissive à Venise, est sans doute le meilleur roman d’Olivier Mathieu comme il l’a non sans raison lui-même proclamé, un roman qui va au-delà du temps renouer avec l’esprit bon européen à l’image de Nietzsche qui écrivit Aurore calle Berlendis à Venise. (Pour plus d'info aller sur le lien de Jouissive à Venise link)

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 21:51

"Ce n'est que là où il y a de la vie qu'il y a de la volonté : pourtant ce n'est pas la volonté de vie, mais - ce que j'enseigne - la volonté de puissance."

 

Nietzsche in Ainsi parlait Zarathoustra - De la victoire sur soi-même

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 20:00

Ecce Homo est le livre testament de Nietzsche écrit en 1888 dans lequel il revient sur sa vie et son oeuvre. Un exercice de lucidité et de vérité où il a pris soin de définir sa philosophie contre toute éventuelle mystification future. Wie man wird was man ist, comment l'on devient ce que l'on est, c'est le sous-titre d'Ecce Homo, tout un programme qui reste toujours d'actualité. A écouter ci-dessous en allemand, pour apprécier toute la poésie de Nietzsche, un style unique, idiosyncrasie du surhomme. (Pour lire en parallèle le texte : link)

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 18:58

Gaspard KoenigRéponses de l'écrivain Gaspard Koenig au questionnaire de la Nietzsche académie. Agrégé de philosophie, ancienne plume de Christine Lagarde, dirigeant du think tank libéral Génération libre, Gaspard Koenig est l'auteur de "Time to Philo. Notre monde vu par la Philosophie" et dernièrement du roman "L'enfer" aux éditions de l'Observatoire.

 

- Quelle importance a Nietzsche pour vous ?

- Comme pour beaucoup de gens, c'est un auteur qui m'a marqué dès le lycée et ne m'a pas vraiment quitté depuis. Il vous guérit à vie du politiquement correct.

   

- Etre nietzschéen qu'est-ce que cela veut dire ?

- Quel que soit le troupeau, ne jamais le suivre. Toujours chercher le contre-pied.

 

- Quel livre de Nietzsche recommanderiez-vous ?

- La Généalogie de la Morale : le plus structuré.

 

- Le nietzschéisme est-il de droite ou de gauche ?

- Les partis politiques actuels en France sont bien loin de la "grande politique"… Nietzsche est difficile à associer à des structures de pouvoir majoritaires. Seule certitude, malgré toutes les interprétations en ce sens, il n'est pas de gauche, car il refuse profondément le collectivisme et se méfie de l'Etat. Je le verrais bien du côté de la droite libérale.

 

- Quels auteurs sont à vos yeux nietzschéens ?

- Côté philosophes, il y a bien sûr Deleuze. Mais c'est en littérature que Nietzsche compte ses meilleurs successeurs. Paul Morand, par exemple.

 

- Pourriez-vous donner une définition du surhomme ?

- Ce n'est pas le concept que je préfère chez Nietzsche, de même que je me méfie de ses divagations sur l'éternel retour. Sa poésie, si je puis dire, prête à confusion. Je préfère le philologue et le moraliste.

 

- Votre citation favorite de Nietzsche ?

- Je ne me rappelle plus la citation exacte, mais au début de la 2e dissertation de la Généalogie de la Morale il décrit le fardeau de la dette (Schulden) comme l'origine de la culpabilité (Schuld). Voilà qui s'applique parfaitement à notre République!

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 20:46

Highlander"Ce qu'il manque en France c'est la culture de la gagne", propos de l'écrivain Gaspard Koenig, président du think tank libéral Génération libre link, dans un article intitulé "Eloge de la gagne" paru dans Valeurs actuelles en date du 4 juillet. L'article met en avant le coach sportif Patrick Mouratoglou et son académie link dont la devise est : "On ne prend que le meilleur pour atteindre l'excellence". Les citations de Patrick Mouratoglou ont une résonance nietzschéenne dans sa dimension élitiste et anticonformiste : "Je ne parle qu'aux meilleurs", "Si on ne prend pas de risque, on ne fait rien de sa vie". Nietzsche n'aurait pas dit mieux, en revanche on regrettera que cette philosophie soit cantonnée au domaine sportif et ne soit pas étendue à la vie dans son ensemble, Le parti de la vie  de Nietzsche. Ce que Gaspard Koenig reconnaît implicitement quand il écrit que "la philosophie sans complexe de Mouratoglou gagnerait à être appliquée à d'autres domaines". Le caractère nietzschéen de la philosophie de Mouratoglou est mis par ailleurs en lumière par Gaspard Koenig dans le reproche de son manque de compassion. Mais, souligne Gaspard Koenig, "cela n'est-il pas, précisément, la marque des coeurs généreux ? On n'atteint pas l'excellence en pleurnichant. Nietzsche écrivant dans L'Antéchrist que "la compassion est la praxis du nihilisme", le symptôme d'une société immobile et frileuse." Et de conclure : "Remplaçons la compassion par la passion. Construisons une France Academy : mais qui en sera le coach ?". Question à laquelle la Nietzsche académie répond sans hésiter : Nietzsche bien sûr, le prophète du surhomme dont le couronnement est une victoire.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 18:56

BrekerpredestinationLa beauté est la chose la plus aristocratique qui soit, on est beau ou on ne l'est pas. C'est un don de la nature qu'aucune idéologie ni aucune philosophie ne pourra jamais oblitérer, bien que d'aucunes s'y evertuent de toutes leurs forces au nom de l'utopie égalitaire. La beauté est un hymne à la vie dans sa grande santé, le surhumain par excellence. C'est pourquoi dans Ainsi parlait Zarathoustra Nietzsche stigmatise les hommes supérieurs qu'il juge pas assez beaux pour être dignes d'être ses enfants à venir : "Vous n'êtes pas assez beaux pour moi".  Le parti de la vie est à ce prix, devenez beau et si vous êtes laids, enveloppez vous du manteau du sublime.

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 19:53

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 19:10

Conan le Barbare de John Milius est célèbre pour sa citation de Nietzsche en exergue du film. La citation est tirée du Crépuscule des idoles (maximes et pointes §8).

 

"Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort".

  

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:55

Anatoly LivryRéponses au questionnaire de la Nietzsche académie d'Anatoly Livry, philosophe, homme de lettres, auteur d’une thèse de doctorat « Nabokov le nietzschéen »  éditée chez « Hermann »

 

- Quelle importance a Nietzsche pour vous ?

Nietzsche est un maître à penser et donc un éducateur de l’existence. Le percevoir comme le dresseur de l’humanité à venir fut l’un des Big Bang de ma création philosophico-littéraire.

 

- Etre nietzschéen qu'est-ce que cela veut dire ?

Être anatomiquement et physiologiquement apte à capter le message de Nietzsche, autrement dit : appartenir à une élite qui devient un genre supérieur d’homo en surpassant sa condition de sapiens, voilà ce qu’est être nietzschéen. Cela suppose donc de sentir à tout moment le gouffre nous séparant de cette humanité qui a mal tourné et qui, par vengeance instinctive, nous exterminerait. Contempler les Terriens bipèdes qui aspirent à une « humanité » en les considérant comme une infinie multitude de genres inégaux les uns par rapport aux autres, que ceux-ci aient disparu, soient voués à l’anéantissement ou se hasardent dans un avenir dangereux, c’est aussi être nietzschéen.

 

- Quel livre de Nietzsche recommanderiez-vous ?

Je ne recommande jamais de livres de Nietzsche, cela serait une forme de sacrilège pour moi. Moi-même, j’ai découvert Nietzsche en URSS, procédant a contrario : ce que cette tyrannie socialiste fabriquant des sous-hommes qualifiait de « fasciste » fut une source de puissance et un outil de résistance à la laideur égalitariste. Les Européens contemporains auraient tout à gagner à suivre cet exemple.

 

- Le nietzschéisme est-il de droite ou de gauche ?

C’est une manie des Occidentaux des dernières décennies, contaminés par l’atmosphère de la ploutocratie – appelée par leur arrogante inculture « démocratie » – que de discriminer le monde par la vision dextre ou sinistre de la gestion de la cité. Par essence, Nietzsche sort de la polis en brisant ses règles, tout comme il libère par-delà l’humain. J’enseigne qu’il appartient à l’humanité, pour se surpasser selon les préceptes de Nietzsche, de faire un retour sur le plan religieux et civique afin de retrouver sa capacité antique à reconnaître les dieux, à s’inspirer de leur partie qui lui est accessible, voire à s’accoupler à elle, se dépouillant donc de la pesanteur de la dialectique prostituée par le socratisme. Voilà l’un des enseignements de Nietzsche que je prolonge et développe à ma façon et ceux qui s’acharnent à l’enfermer dans un cadre trop accessible, empêchant ainsi l’ensauvagement dionysiaque de la future surhumanité, ne sont pas les destinataires de l'héritage nietzschéen.

 

- Quels auteurs sont à vos yeux nietzschéens ?

Je vous remercie de cette question, car un certain système universitaire français relativement dégénéré s’acharne de toutes ses forces à bloquer mes thèses sur Nabokov écrivain nietzschéen ou sur Ossip Mandelstam, un lettré d’origine juive, ayant surpassé sa judéité pour devenir un poète bachique, donc un païen nietzschéen. Les représentants d’un syndicat universitaire qui fut fidèle au parti communiste 15 ans après la chute de l’URSS ont fait une irruption officielle lors de la soutenance de ma thèse sur Nabokov et Nietzsche, me privant des « Félicitations » du jury. Arme de cette sous-humanité pseudo-académique, sa stupidité et son inculture : ils s’obstinent à niveler les auteurs nietzschéens – qui veulent livrer leur message supra-nuancé à leurs égaux – à un niveau compréhensible pour une prostituée soviético-syndiquée.

J’espère que ceux qui connaissent mon enseignement participeront à l’évasion de Mandelstam et de Nabokov hors de la maison de tolérance où ils furent vendus par des filles de joie titularisées par des facultés bolchéviques et fières de l’être puisque leurs fonctionnaires dissimulent leurs réflexes totalitaires sous une solide couche de crasse politiquement correcte.

 

- Pourriez-vous donner une définition du surhomme ?

Le Surhomme de l’helléniste Nietzsche, je ne cesse de le décrire dans mes travaux, que ceux-ci soient édités en France, en Russie ou dans la Nietzscheforschung  de la « Nietzsche Gesellschaft » berlinoise. Nietzsche y accède progressivement en décrivant tout d’abord l’Homme Élevé, un Supra-Androgyne inventé par un Aristophane platonicien et dont les différentes parties viennent d’humains et de bêtes. Et c’est Dionysos qui survient dans la phase finale d’Also sprach Zarathustra pour coller ces parties qu’il avait naguère désunies. Le Surhomme serait donc un océan d’une multicorporalité d’origines différentes qui serait capable de les reforger et de les faire vivre dans un cadre charnel uni. Tout cela ne présage rien de bon pour l’espèce dite « humaine » à laquelle nous sommes accoutumés.

 

- Votre citation favorite de Nietzsche ?

Je ne pourrai que mettre en garde avec Nietzsche cet « humain » expirant – tous les symptômes nous montrent son agonie : « Oh Mensch! Gieb Acht! »

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