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30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 17:41

Réponses au questionnaire de la Nietzsche Académie de Vitaly Malkin, 65 ans, scientifique russe, homme d'affaires et intellectuel francophile, auteur de l'essai philosophique Illusions Dangereuses aux éditions Hermann.

- Nietzsche Académie : Quelle importance a Nietzsche pour vous ?

- Vitaly Malkin : Première. Plus que n’importe quel autre philosophe. Sa conception du pouvoir et sa vision de l’histoire de l’Occident ont bouleversé ma compréhension du monde et m’ont permis de voir les choses différemment. 

 

- N.A. : Être nietzschéen qu'est-ce que cela veut dire ?

- V.M. : Être libre et avoir son franc-parler. Pour moi, le nietzschéisme est une expression d’un flux vital que notre civilisation tente de maîtriser grâce à sa constante langue de bois. 

 

- N.A. : Quel livre de Nietzsche recommanderiez-vous ?

- V.M. : Deux : La Généalogie de la morale ; L’Antéchrist.

 

- N.A. : Le nietzschéisme est-il de droite ou de gauche ?

- V.M. : Un éternel débat. Plutôt de droite… mais principalement du côté de la raison.

 

- N.A. : Quels auteurs sont à vos yeux nietzschéens ?

- V.M. : Foucault, Sartre, Freud, Onfray. Tous les gens intellectuellement honnêtes !

 

- N.A. : Pourriez-vous donner une définition du surhomme ?

- V.M. : Chacun d'entre nous qui se perfectionne sans cesse dont l’être est en constant devenir et volonté de la plénitude. 

 

- N.A. : Votre citation favorite de Nietzsche ?

- V.M. : "Là où la canaille vient boire, toutes les fontaines sont empoisonnées." ["Ainsi parlait Zarathoustra" - De la canaille]

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23 février 2018 5 23 /02 /février /2018 02:09

The Protocol of the Elders of Thule is a nietzschean mindbuilding program which has for purpose to build you a powerful mind in each field of life. Whatever your purpose, professional, private, sentimental, in sports or studies, it's the mind who makes finally the difference.
The Protocol is the result of a long reflexion on the nietzschean philosophy and his practice.
Read the ebook with method and i garantee you will be a new man. To follow the program, click here : The Protocol of the Elders of Thule

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 21:45

Réponses de l’écrivain Thierry Ottaviani au questionnaire de la Nietzsche Académie. Né le 1er mars 1974 à Bastia, Thierry Ottaviani est l’auteur de "Nietzsche et la Corse" aux éditions Maïa.

Nietzsche Académie - Quelle importance a Nietzsche pour vous ?

Thierry Ottaviani -  Il est un des auteurs qui explique sans doute pourquoi j’ai voulu faire par la suite des études de philosophie. Quand j’étais adolescent, j’avais souvent un livre de Nietzsche dans la poche, surtout quand je me promenais dans la montagne corse, près de Corte. J’aimais m’asseoir sur un rocher, situé sur les hauteurs, regarder le paysage et lire Nietzsche. À l’époque, je ne savais pas que ce grand philosophe avait souhaité s’installer dans le centre corse, à Corte, dans cette région d’où je suis originaire. Si en ce temps j’aimais déjà Nietzsche, je ne pense pas que c’était par hasard. De nombreux passages décrivaient les paysages que j’avais sous les yeux (bien que Nietzsche n’ait jamais mis les pieds en Corse). Aujourd’hui, mon regard sur cet auteur n’est bien sûr plus le même et je ne réduirais évidemment pas sa philosophie à la simple contemplation des montagnes insulaires, aussi belles soient-elles.

N.A. - Être nietzschéen qu’est-ce que cela veut dire ?

T.O. - Être nietzschéen, c’est chercher le dépassement de soi. Cela fait appel à certains concepts tels que la Volonté de puissance, la force, l’honneur ou la fierté… Des qualités que Nietzsche espérait trouver chez les Corses. Les Corses sont nietzschéens et Nietzsche l’avait compris ! Avant d’écrire « Nietzsche et la Corse », j’avais publié aux éditions Maïa un roman qui s’intitule « Chien de sang » et dont certains passages font référence à ce caractère nietzschéen d’hommes forts et libres, aimant « respirer l’air des hauteurs ». Ce roman avait été fortement inspiré par la Corse, mais aussi par la philosophie de Nietzsche.

N.A. - Quel livre de Nietzsche recommanderiez-vous ?

T.O. - Tous. Si l’on veut bien comprendre ce philosophe, je pense qu’il faut lire l’ensemble de son œuvre, y compris ses derniers ouvrages, les plus importants.

N.A - Le nietzschéisme est-il de droite ou de gauche ?

T.O. - Ni l’un, ni l’autre. Nietzsche avait lu Paul Bourde, un auteur qui a écrit plusieurs pages sur la politique corse, expliquant qu’elle était très difficile à comprendre pour un observateur venu du continent, précisément parce que les notions de gauche et de droite n’avaient plus aucun sens sur cette île régie par des valeurs antiques. Cette non référence aux valeurs modernes ne pouvait que plaire à Nietzsche.

N.A. - Quels auteurs sont à vos yeux nietzschéens ?

T.O. - Ceux qui ont influencé Nietzsche, très clairement, à commencer par Dostoïevski. J’en parle dans mon livre « Nietzsche et la Corse » à propos de l’étrange colère « calme, froide et raisonnable » que Nietzsche attribue au Corse… et au criminel. Stavroguine dans les Possédés ou Raskolnikov dans Crime et Châtiment sont des personnages nietzschéens (ainsi lorsqu’il est question dans ce livre de l’article de Raskolnikov qui distingue les hommes « ordinaires » et les hommes « extraordinaires »). Je dirais aussi que Stendhal est nietzschéen lorsqu’il parle de Napoléon ou Mérimée lorsqu’il raconte l’histoire de Carmen ou celle de Colomba.

N.A. - Pourriez-vous donner une définition du surhomme ?

T.O. - Napoléon nous en donne une idée car il est, selon Nietzsche, une synthèse de l’inhumain et du surhumain. Mais, il n’est pas un surhomme proprement dit. L’homme accompli est celui qui veut s’éloigner de la bête pour aller vers le surhomme. Mais il faut être conscient de la distance qui nous sépare de celui-ci. Avoir facilement une trop haute estime de soi est un danger. Napoléon a péri à cause de cela. Mais, pour Nietzsche, il y a une chose pire encore : se rabaisser.

N.A. - Votre citation favorite de Nietzsche ?

T.O. - « Qui sait respirer l’atmosphère qui remplit mon œuvre sait que c’est une atmosphère des hauteurs, que l’air y est vif. Il faut être créé pour cette atmosphère, autrement l’on risque beaucoup de prendre froid. La glace est proche, la solitude est énorme — mais voyez avec quelle tranquillité tout repose dans la lumière ! Voyez comme l’on respire librement ! » [in « Ecce Homo »]

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 19:27

Answers from the british editor Steven Quayle to the Nietzsche Académie’s survey. Steven Quayle, degree in English Literature, editor of Lexido.com EBook publishing house, is editor of "Complete Quotations of Friedrich Nietzsche".

Nietzsche Académie - How Nietzsche is important for you ?

Steven Quayle - As a guide to avoid mediocrity.

N.A. – « Nietzschean », what does it mean for you ?

S.Q. - To be what I am.

N.A. - Which book would you recommend ?

S.Q. - "Twilight"

N.A. - Is nietzscheism right or left politically ?

S.Q - Definitely Right.

N.A. - According to you, which authors are nietzscheans ?

S.Q. - Freud, Sartre, Jung, Foucault. Derrida, D H Lawrence.

N.A. - Could you give a definition of the superman ?

S.Q. - Human 2.0 The Natural Man.

N.A. - What is your favorite Nietzsche's quote ?

S.Q. - « Everything done out of Love is done Beyond Good and Evil » [quote from « Beyond good and evil »]

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 21:45

"Hinter deinen Gedanken un Gefühlen, mein Bruder, steht ein mächtiger Gebieter, ein unbekannter Weiser - der heiszt Selbst. In deinem Leibe wohnt er, dein Leib ist er. Es ist mehr Vernunft in deinem Leibe, als in deiner besten Weisheit."

Nietzsche, "Also sprach Zarathustra" - Von den Verächtern des Leibes

"Behind your thoughts and feelings, my brother, stands a mighty commander, an unknown sage - he is called Self. He lives in your body, he is your body. There is more reason in your body than in your best wisdom."

Nietzsche, "Thus spoke Zarathustra" - Of the despisers of the body

"Derrière tes sentiments et tes pensées, mon frère, se tient un maître plus puissant, un sage inconnu — il s’appelle soi. Il habite ton corps, il est ton corps. Il y a plus de raison dans ton corps que dans ta meilleure sagesse."

Nietzsche, "Ainsi parlait Zarathoustra" - Des contempteurs du corps

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 20:05

"Nous approuvons la doctrine de Zarathoustra, selon laquelle l'homme doit être dépassé par le surhomme. Nous n'y voyons pas une exigence morale, mais une nécessité historique. Le stade suivant sera le nécessaire dépassement du surhomme : il se brisera sur l'humain, qui tirera de cette rencontre une puissance supérieure."

 

Ernst Jünger, "Héliopolis"

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 14:13

Réponses de Michel Maffesoli au questionnaire de la Nietzsche Académie. Michel Maffesoli, sociologue, professeur émérite à la Sorbonne, est l'auteur notamment de "L'Ombre de Dionysos".

Nietzsche Académie - Quelle importance a Nietzsche pour vous ?

Michel Maffesoli - L’œuvre de Nietzsche a pour moi été d’une très grande importance. J’en ai fait pendant longtemps une lecture quasi-quotidienne, si bien que l’ensemble de mes livres est imprégné par cette pensée, même si comme c’est le cas pour toute œuvre qui vous marque et avec laquelle vous êtes en complète congruence, je ne le cite pas souvent. Tout ce que j’ai pu dire sur la figure emblématique de Dionysos, sur le retour du tragique, sur la critique du moralisme s’inscrit en droite ligne dans la pensée nietzschéenne. On peut dire, sans faire un anachronisme par trop poussé, qu’il y a dans cette œuvre une préfiguration de la postmodernité en cours.

N.A. - Etre nietzschéen qu'est-ce que cela veut dire ?
M.M. - Le nietzschéisme ne se présente en rien comme étant une pensée dogmatique. Mais au contraire, comme un perpétuel questionnement, ce qui est, véritablement, le cœur battant de tout chemin de pensée digne de ce nom. D’une certaine manière, dit métaphoriquement, à l’opposé du « Lycée » aristotélicien, procédant par système, la démarche nietzschéenne est plutôt une « académie » où prévalent le dialogue et l’échange perpétuel. Ce qui explique les fructueuses évolutions de la pensée et de l’homme Nietzsche.

N.A. - Quel livre de Nietzsche recommanderiez-vous ?

M.M. - Il est bien délicat, tant cette œuvre est complexe, plurielle, de choisir un livre particulier. Mais s’il faut le faire, je proposerais La Naissance de la tragédie où sont exposées les caractéristiques essentielles du dionysiaque et l’importance du vitalisme qui est une des spécificités de l’œuvre nietzschéenne, en congruence essentielle avec le temps présent.

N.A. - Le nietzschéisme est-il de droite ou de gauche ?
M.M. - À l’encontre des diverses récupérations qui ont pu être faites de cette œuvre (bien évidemment celle induite par la sœur de Nietzsche), on peut dire que celle-ci est essentiellement « métapolitique » et ne peut en rien être récupérée par un parti quelqu’il soit ou être qualifiée de gauche ou de droite. Il est d’ailleurs intéressant d’observer que les multiples commentateurs de cette philosophie appartiennent à des bords politiques on ne peut plus divers, ce qui est en soi significatif.

N.A. - Quels auteurs sont à vos yeux nietzschéens ?
M.M. - Comme je l’ai indiqué, il s’agit d’une œuvre adogmatique et « métapolitique », il me semble délicat de parler « d’un auteur nietzschéen ». On peut dire que nombre d’esprits aigus s’en sont inspirés. En France, je pense en particulier à Gilles Deleuze, sans que pour autant on puisse plaquer cette étiquette sur leur œuvre. Sans vouloir être par trop paradoxal, il me semble que Heidegger, dans la critique même qu’il fait de Nietzsche est traversé, de part en part, par le questionnement de ce philosophe.

 

N.A. - Pourriez-vous donner une définition du surhomme ?

M.M. - Le « surhomme » a donné lieu à de multiples interprétations et même certaines, on le sait, d’inspiration totalitaire. Pour ma part, je dirais qu’il s’agit là de cette belle thématique, tout à la fois pré-moderne (celle de la philosophie antique) et postmoderne, ce qui est actuellement en gestation : à savoir le dépassement d’un individualisme étroit et du subjectivisme philosophique qui en est l’expression, à partir de Descartes dans la philosophie moderne. Le « surhomme » est ce qui me met en étroite relation avec l’Altérité, que celle-ci soit le fait de la communauté, de la nature ou de la déité.


N.A. - Votre citation favorite de Nietzsche ?

M.M. - Citation de Nietzsche que j’ai faite dans mon premier livre et reprise par la suite régulièrement : « Il faut avoir un chaos en soi-même pour accoucher d’une étoile qui danse. »
 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 20:41
Réponses de l'écrivain Mike Kasprzak au questionnaire de la Nietzsche académie. Mike Kasprzak est l'auteur du roman d'inspiration nietzschéenne "En guerre dès le matin" aux éditions 5 sens (https://catalogue.5senseditions.ch/fr/fiction-48/101-en-guerre-des-le-matin.html)

Nietzsche académie - Quelle importance a Nietzsche pour vous ?

Mike Kasprzak - Nietzsche a été un révélateur. J'ai découvert Nietzsche vers la vingtaine, et j'ai été alors plein d'interrogations. Il y avait en moi énormément de germes d'idées qui ne trouvaient pas de réponse dans le monde extérieur. Qui ne trouvaient pas d'écho. Qui étaient en dissonance complète avec ce que je pouvais observer. Et j'ai découvert Nietzsche. Il a alors été ce révélateur. Voire même plus, un confirmateur, pour ne pas dire un affirmateur. Il a été la confirmation, l'alibi à ces interrogations. Non je me trompais pas. J'étais simplement en dehors du monde, de ce monde, et je ne le savais pas. Lire Nietzsche m'a confirmé dans mes idées. Pour revenir à l'auteur en lui même, philosophiquement, Nietzsche a pour moi une importance fondamentale par le fait qu'il est un est des philosophes les plus pragmatiques. Et la philosophie se doit d'être pragmatique, elle doit apporter des réponses directes et concrètes à la vie, la condition humaine, et Nietzsche est sans aucun doute celui qui s'en approche le plus.

N.A. - Être nietzschéen qu'est-ce que cela veut dire ?

M.K. - Bien que le terme « nietzschéen » soit bien souvent décrié, on peut tout de même essayer de lui en donner une définition. Être nietzschéen signifie être en accord avec les préceptes nietzschéens, et, bien que l'on qualifie souvent Nietzsche d’anti-système, en analysant sa philosophie, on peut extraire quelque chose de systématique en elle. Ce système c'est avant tout la déconstruction des mythes, des idoles. La dispersion des mensonges et des illusions. La philosophie nietzschéenne agit avant tout comme un prisme, un prisme qui disperse la lumière blanche pour faire apparaître l'ensemble du spectre visible. Il en est de même avec les faits, les interprétations, les morales. Être nietzschéen c'est lire les faits, les actes, à travers un prisme. La lumière du réel n'est plus simplement blanche, opaque, confuse, elle nous apparaît distincte, discrète, sincère, identifiable et démystifiée. Être nietzschéen, signifie donc, en partie, savoir observer le réel dans tout sa crudité. C'est observer les entrailles du réel. Pour savoir ce que cela veut dire, pour savoir quels sont ces mensonges, ces illusions, il faut lire Nietzsche lui-même.

N.A. - Quel livre de Nietzsche recommanderiez-vous ?

M.K. - Pour une introduction à Nietzsche, je dirais « Crépuscule des idoles », qui est accessible, condensé, et fulgurant. Une bonne entrée en la matière. De la dynamite. Sinon pour une étude plus en profondeur, je pense que le duo « Généalogie de la morale » et « Par delà bien et mal » sont des lectures indispensables. Je garde « Ainsi parlait Zarathoustra » pour les lecteurs assidus, je ne pense pas qu'il soit recommandable à une personne qui souhaite découvrir Nietzsche. Certains livres pré-Zarathoustra peuvent aussi être une entrée en matière intéressante, comme Le Gai Savoir ou Aurore.

N.A. - Le nietzschéisme est-il de droite ou de gauche ?

M.K. - Si l'on considère la droite et la gauche actuelle française, ni l'un ni l'autre. Malgré tout, si l'on veut essayer de placer Nietzsche sur l'échiquier politique, ce qui est certain c'est que Nietzsche ne serait pas à gauche. Son refus de la démocratie, de l'égalité imposée à tous les hommes, entre autre, font qu'il ne peut pas être à gauche. Cela dit il n'est pas non plus fondamentalement à droite, en précisant en peu plus, Nietzsche serait plutôt du côté des anarchistes de droite, voir même des anarchistes individualistes. La question reste compliquée mais ce qui est sûr c'est qu'il n'est pas de gauche.

N.A. - Quels auteurs sont à vos yeux nietzschéens ?

M.K. - On retrouve du Nietzsche (pour tout un tas de raisons), chez : Hamsun, notamment avec Faim et Mystères, Strindberg, avec Au bord de la vaste mer, Dostoïevski par moments (voir le personnage de Raskolonikov), Calaferte, Hemingway par moment, Julius Evola, Pierre Drieu de la Rochelle, Fante et Bukowski également, et j'en oublie sûrement beaucoup.

N.A. - Pourriez-vous donner une définition du surhomme ?

M.K. - Question difficile tant cette notion a été peu abordée par Nietzsche, mais qui lui confère une espèce de mythe, de place centrale, alors que le surhomme n'est finalement que la pointe de l'iceberg de la philosophie nietzschéenne. Le surhomme c'est premièrement, comme l'indique son article défini « le », l'homme seul. Non pas forcément seul socialement, mais seul face à ses choix, face à ses actes, faces à ses responsabilités et face à son destin. Ensuite le surhomme, c'est l'homme qui affirme,l'homme qui dit oui. C'est un homme qui agit, qui recherche ce que Nietzsche nommait la Volonté de puissance, qui s'en abreuve et s'en épanouit. C'est aussi le sens de la Terre, et en cela le sens de la Vie, c'est l'homme qui accepte sa condition d'être mortel, son destin de mortel, et la souffrance l'accompagnant. C'est l'homme qui finalement accepte de se dire que tout lui est favorable. Le bon comme le mauvais. C'est finalement un homme qui aime et qui aime aimer.

N.A. - Votre citation favorite de Nietzsche ?

M.K. - « Plus nous nous élevons et plus nous paraissons petits à ceux qui ne savent pas voler. » Aurore.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 17:27

Pour un traitement de choc, lire « L’Antéchrist ».

Pour le traitement de fond, une dose quotidienne d’ « Ainsi parlait Zarathoustra » pour se désintoxiquer de la moraline.

Pour une meilleure vue et guérir de la cécité intellectuelle, lire « La Généalogie de la morale ».

Pour une cure de vitamines, lire les maximes et autres aphorismes du « Crépuscule des idoles ».

 

 

Pour un régime minceur contre l’esprit de lourdeur, lire « Par-delà le bien et le mal ».

Contre la schizophrénie et autres troubles de la personnalité, lire « Le Gai Savoir ».

Enfin pour les soins esthétiques et être superficiel par profondeur, lire « La Naissance de la tragédie ».

Prescription d’Olivier Meyer, animateur de la Nietzsche académie, auteur du « Guide des citations : Nietzsche » aux éditions Pardès, de l’essai "Nietzsche Hyperboréen ou l'école du Surhomme" aux éditions du Lore, du pamphlet nietzschéen "Conversation avec l'éclair" aux éditions Bookelis et du programme de développement personnel nietzschéen "Le Protocole des Sages de Thulé" aux éditions Bookelis.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 19:57
Nietzsche raciste ?

"Si l’on ne peut sûrement pas ranger Nietzsche parmi les racistes, il n’en faut pas moins reconnaître que certains concepts de sa philosophie, qui est loin d’être homogène, se rapportent en fait aux prémisses générales de l’idéologie que nous étudions ici. On peut se référer à la « religion nietzschéenne de la vie », qui, au fond, nie le principe transcendant de la personnalité humaine et donne à tout jugement moral, au bien et au mal, une signification et une justification simplement biologiques. Le sens de l’inversion nietzschéenne de toutes les valeurs est celui-ci : depuis des siècles, un ensemble de conceptions morales, sociales et religieuses ont conspiré contre la « vie », en exaltant comme valeur et esprit tout ce qui mortifie et émascule l’instinct, voile ou amoindrit la sensation de la force vitale. Ce sont les valeurs de la « décadence » et du « ressentiment », qui ont été annoncées par les esclaves, les faibles, les déshérités, les parias de la nature et dont ils se sont servis pour saper peu à peu la base sur laquelle, à des époques fortes et saines, reposaient le « surhomme » et le droit du « surhomme », maître des hommes ; et ils ont vaincu. Nietzsche proclame la révolte contre ces « valeurs de la décadence » (dont ferait partie le christianisme), dénonce leur caractère destructeur et pose le critérium biologique comme principe d’un nouveau jugement : seul est vrai, moral, spirituel et beau ce qui confirme, justifie et renforce l’instinct vital, qui, pour lui, trouve sa plus haute expression dans la « volonté de puissance » ; tout ce qui éloigne de la vie, limite, condamne et étouffe la volonté de puissance est faux, immoral, laid et subversif. Si l’on y ajoute que, dans son aspect inférieur, le « surhomme » nietzschéen se présente simplement comme une bête blonde indomptable et conquérante, on doit admettre qu’il y a une convergence entre la philosophie nietzschéenne et une certaine idéologie raciste, et on peut penser que celle-là n’a pas été sans influence sur la formation de celle-ci. En réalité, on peut constater chez Nietzsche une réaction aristocratique faussée par des idées naturalistes et évolutionnistes en vogue à son époque."

Julius Evola, "Le mythe du sang"

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