Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 13:33
Fort à faire

"Plus tard, j'ai été réveillé par une volée de vociférations au milieu desquelles perçait cette phrase sensée : "La fatigue est le chemin le plus court vers l'égalité et la fraternité..." (C'est plus tard, tandis que je rédigerai ces lignes que je ferai la connexion avec Le Voyageur et son ombre. Je suppose que l'esprit de Nietzsche éducateur avait pénétré le subconscient de Mat pour rejaillir cette nuit-là en étincelantes flammèches.)"

Bruno Favrit, "Fort à faire", éditions Auda Isarn.

Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 13:59
Gabriele Adinolfi

Réponses de Gabriele Adinolfi au questionnaire de la Nietzsche académie. Gabriele Adinolfi, essayiste et militant national-révolutionnaire italien, est l’auteur notamment de « Nos belles années de plomb » aux éditions l’Aencre et de « Pensées corsaires » aux éditions du Lore. (http://fr.gabrieleadinolfi.eu/tous-les-livres/)

Nietzsche académie - Quelle importance a Nietzsche pour vous ?
Gabriele Adinolfi - Je ne saurais pas quantifier. Certainement son esprit m'a embrasé dès mon adolescence et son style aussi. Déconstruire pour rebâtir non pas en grammairien mais en poète veut dire parler de l'essence, à l'essence, par l'essence. Et justement cette essence, je dirais à la fois cette âme et cette race, représente la seule opposition existentielle et la seule voie de survie et de régénération pour un homme vivant à cette âge de décadence et de castration.


N.A. - Etre nietzschéen qu'est-ce que cela veut dire ?
G.A. - Je ne sais pas si le terme est exact ni si Nietzche lui-même l'aurait apprécié. Disons que cela signifie être vir, être grec, être germain, être indo-européen dans le grain ancestral duquel surgit toute civilisation réelle, qu'elle soit spartiate, romaine ou viking. C'est le retour au basic, au gène, à l'ADN "sauvage" de l'homme qui ne se laisse pas traîner comme une brebis dans un troupeau, en somme de celui qui n'est pas le "dernier homme" zarathoustrien et ne supporte pas de s'accommoder à son style de vie, mieux : à sa totale absence de style. Il signifie se mettre en face de soi-même soumis à son propre jugement, qui ne doit jamais être indulgent ni moral, mais beaucoup plus fort, plus ancien, plus innovant et plus solide que cela. Ceux qui croient que l'idée d' "être au-delà du bien et du mal" signifie être libres de faire ce que l'on désire se trompent largement. Il faut que chacun qui peut, fasse ce qu'il veut. Mais il ne peut pas vouloir quelque chose qui ne soit pas forte et dans une certaine façon juste en soi, autrement il ne s'agirait plus d'un vouloir mais d'un caprice.
L'anarque, qui est nietzchéen, n'a rien à voir avec l'anarquiste comme l'a si bien souligné Ernst Jünger.


N.A. - Quel livre de Nietzsche recommanderiez-vous?
G.A. - Mon livre de chevet est "Ainsi parlait Zarathoustra"


N.A. - Le nietzschéisme est-il de droite ou de gauche?
G.A. - Evidemment ni l'un ni l'autre. C'est une entreprise bien difficile de définir ce qu'est la droite et ce qu'est la gauche.
Bien sûr, si nous parlons de l'eschatologie gauchiste, si semblable à celui du clergé, Nietzsche s'y trouve aux antipodes. Si on pense plutôt à l'optimisme vitaliste qui se retrouve plus à gauche qu'à droite, bien que de façon mièvre, on peut dire alors que la gauche est plus nietzschéenne que la droite, ou du moins elle le fut dans le passé, je pense notamment à Jack London et à d'autres essors de le marier avec Marx dans un élan révolutionnaire.
Quant à la droite, si nous parlons de l'individualisme qui la caractérise, on ne doit pas se méprendre, ce n'est pas du tout le même que le nietzschéen, ni la prétendue défense des valeurs, qui est un refrain continu de la droite, n’est compatible avec celui qui comprit bien avant les autres qu'il ne faut pas en défendre mais en fonder des nouvelles. Par contre le pessimisme dans l'homme et dans le progrès rapprochent les gens de droite à la pensée nietzschéenne qui, en tout cas, est bien au-delà de ces catégories et plutôt annonce en quelque sorte l' "anarque" jungérien, ce qui n'est pas une figure si lointaine des squadristi et des corps-francs.


N.A. - Quels auteurs sont à vos yeux nietzschéens ?
G.A. - Je ne suis pas en mesure d'en faire une liste. Evidemment, mis à part London, j'ajouterais Mussolini qui fut aussi auteur littéraire mais surtout l'auteur d'un chef d'oeuvre de la vie, de la société, de l'histoire et de la pensée.
J'ajoute Jünger qui me paraît une incarnation de Nietzsche et dont certains ouvrages, "Le Travailleur" et "Le traité du rebelle" dessinent un vrai manifeste nietzschéen.
Mais Julius Evola, dans sa critique constructive à Nietzsche qu'il voit privé de transcendance, ce qui à mon avis n'est pas tout à fait vrai, complète à mon égard le cadre en fondant l'anarque et la tradition ancestrale, qu'on ne doit jamais confondre avec les "traditionnalismes" bourgeois et religieux qui auraient effaré le Poète.
"Chevaucher le tigre" est d'après moi le manifeste nietzschéen le plus parfait existant jusqu'à aujourd'hui.


N.A. - Pourriez-vous donner une définition du surhomme ?
G.A. - Pas vraiment une définition. Son croquis je le résume dans les "métamorphoses de l'esprit". Il doit être solide, discipliné, costaud comme le chameau, courageux, solitaire et rugissant comme le lion, innocent, simple et souriant comme l'enfant. Il doit appartenir à la nouvelle noblesse qui sera pauvre mais richissime car elle ne sera aucunement dépendante des nécessités du dernier homme.

N.A. - Votre citation favorite de Nietzsche ?
G.A. - "De tout ce qui est écrit, je n’aime que ce que l’on écrit avec son propre sang. Écris avec du sang et tu apprendras que le sang est esprit."

Published by Nietzsche académie - dans Entretiens
commenter cet article
3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 22:33
Pour le meilleur

"Ce qu’il y a de meilleur appartient aux miens et à moi, et si on ne nous le donne pas, nous nous en emparons : — la meilleure nourriture, le ciel le plus clair, les pensées les plus fortes, les plus belles femmes ! "

Nietzsche, "Ainsi parlait Zarathoustra" - La Cène

Published by Nietzsche académie - dans Devenir
commenter cet article
30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 20:18
Des goûts et des couleurs

"Et vous me dites, amis, que « des goûts et des couleurs il ne faut pas discuter ». Mais toute vie est lutte pour les goûts et les couleurs ! "

Nietzsche, "Ainsi parlait Zarathoustra " - Des hommes sublimes

Published by Nietzsche académie - dans Devenir
commenter cet article
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 20:22
Ceux d'en haut

"- Je sais ce que tu es, lui dit-elle. J'en ai reçu en quelque sorte la révélation cette nuit.
- Méfions-nous des raccourcis et des jugements hâtifs. Tu ne me vois pas comme je suis en réalité. Il y a ces traits de caractère que chacun porte mais dissimule puisqu'ils ne peuvent jamais être à son avantage.
- Laisse-moi terminer. Je t'ai vu évoluer en ma présence, ces quelques jours après avoir lu ton oeuvre. Ta vie est en adéquation avec elle.
- Voilà que tu cherches à m'étiqueter ! Mais je n'ai rien d'un surhomme, je suis même malade, sais-tu ; le contact de mes semblables me fragilise considérablement.
- Oui, tu es malade de leur médiocrité.
- Admettons que tu aies raison, il faudra le garder pour toi. Car la vie n'a pas d'école et ses partisans se sont tus. Ceux qui ne la conçoivent pas comme volonté de puissance sont plus nombreux que jamais. Oui, il y a une réelle aversion face à ce qui pourrait élever l'homme. Ce à quoi se vouent les Vilrac, qui ne supportent pas qu'au sein d'une communauté, des castes se dessinent tout naturellement, malades/bien portants, exploitants/exploités. Tout part de la volonté ou de la non volonté d'être. Une vérité aveuglante mais qu'un élément du commun ne peut évidemment admettre. La perspective de vivre et de mourir comme un homme ordinaire, c'est ce qu'Epictète t'invite à rejeter. Mais tu n'en fais pas forcément le choix. Cette perspective est ou n'est pas en toi. Et l'éducation n'y rentre que pour une faible part. Ah ! Ce ne sont que des mots ! ponctua-t-il. Et qui ne mènent à rien. Nous manquons de motifs d'action, voilà tout.(...)"

Bruno Favrit, extrait de "La voie hérakléenne" in "Ceux d'en haut", recueil de nouvelles aux éditions Auda Isarn, 2007

Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 19:26
Entre vos mains

"La foudre surhumaine est entre vos mains..."

Olivier Meyer, "Nietzsche. Guide des citations", éd. Pardès.

Published by Nietzsche académie - dans Devenir
commenter cet article
6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 22:16
De la physiologie

"Deuxième principe : créer un parti de la vie, assez fort pour la grande politique : la grande politique fait de la physiologie la reine de toutes les questions, - elle veut élever l'Humanité comme un tout, elle mesure la place des races, des peuples, des individus, d'après leur [-], d'avenir, d'après la garantie de vie que comporte leur avenir, - elle met impitoyablement fin à tout ce qui est dégénéré et parasitaire."

Nietzsche, Fragments posthumes. Début 1888 - début janvier 1889, tome XIV des Oeuvres philosophiques complètes, Gallimard.

Published by Nietzsche académie - dans Devenir
commenter cet article
5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 18:51
Le Parti de la Vie

"J'entends ici par " parti de la vie " ce vaste mouvement historique européen dont Nietzsche fut tout à la fois le fondateur, le penseur inaugural et, parfois, le poète. Il englobe donc l'oeuvre de Nietzsche lui-même et tout ce qui s'inscrit vraiment dans sa postérité, dont notamment le phénomène national-socialiste, mais aussi le fascisme historique, qui faisait chanter à ses partisans "Jeunesse, jeunesse, printemps de beauté" (Giovinezza, giovinezza, primavera di bellezza)."

Philippe Baillet, "Le Parti de la vie. Clercs et guerriers d'Europe et d'Asie", éditions Akribeia

http://www.akribeia.fr/akribeia/1712-le-parti-de-la-vie.html

Published by Nietzsche académie - dans Kultur
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 19:06
De la mystification gauchiste

Le Point du 29 octobre consacre sa Une à Nietzsche avec en sous-titre "le philosophe contre la bêtise et la déprime". Le programme était prometteur, las, grosse déception, l'article de Roger-Pol Droit (Travers serait plus juste...) est une mystification gauchiste de plus sur le sage de Sils-Maria. Ce n'est pas dans mes habitudes d'être réactif, philosophie nietzschéenne oblige, mais la vie - pour paraphraser Nietzsche - est aussi une lutte pour le goût et les valeurs. Roger-Pol Droit invente de toutes pièces un Nietzsche de gauche - comme l'a bien noté par ailleurs le philosophe Clément Rosset - qui n'existe que dans sa cervelle intoxiquée à la moraline, en mettant en avant le concept de "bigarrure" - on est prié de ne pas rire - censé exister dans l'oeuvre de Nietzsche. La ficelle est grosse, l'apologie de la diversité et du multiculturalisme à peine voilée, sans parler de l'antiracisme imaginaire attribué à Nietzsche avec des citations apocryphes non sourcées - on croit rêver - quand "La Généalogie de la morale" est un pamphlet raciste faisant l'apologie de la bête blonde. Je ne parle même pas du surhomme qui est un gros mot dans la bouche des gauchistes qui préfèrent parler de surhumain, beaucoup plus conceptuel et abstrait... Bref, on nage dans le révisionnisme philosophique de gauche le plus grossier, une vision du monde efféminée à leur image, à oublier d'urgence.

Published by Nietzsche académie - dans Débats
commenter cet article
24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 18:36
Pour une révolution nietzschéenne

"J’appartiens à cette génération Y qui aura eu vingt ans dans un monde désenchanté où tout est à vendre et à consommer. Partout triomphe l’esprit de lourdeur et l’homme, nonobstant la mort de Dieu, persiste à rester humain, trop humain. Le système éminemment conservateur – toutes tendances politiques confondues – est organisé pour tuer l’homme supérieur et toute volonté de grandeur. Comment s’étonner dans ces conditions des dépressions, des suicides, de la violence et de la montée des extrémismes ? La devise de la République française est censée être : liberté - égalité - fraternité. La République doit permettre d’accomplir le besoin de grandeur de son peuple faute de quoi elle continuera de créer des frustrations qui s’exprimeront dans la violence. Elle doit à cette fin avoir la force de proposer un modèle d’intégration par le haut, nietzschéen, au lieu d’asseoir son « autorité » sur l’idéologie infantile des droits de l’homme, compassionnelle, victimaire et de fait méprisante car déresponsabilisante. La République n’est pas condamnée, il lui suffit de changer de credo, opérer la transmutation des valeurs chère à Nietzsche pour qu’enfin vienne sur elle le Grand Midi."

Olivier Meyer, poète écrivain, animateur de la Nietzsche académie, auteur du "Guide des citations Nietzsche" aux éditions Pardès et de l'essai "Nietzsche Hyperboréen ou l'école du Surhomme" aux éditions du Lore.

Published by Nietzsche académie - dans Pourquoi la Nietzsche académie
commenter cet article

Présentation

  • : Nietzsche Académie
  • Nietzsche Académie
  • : Académie de philosophie nietzschéenne.
  • Contact

Recherche