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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 20:37

"L'éternel retour" de Dodi El Sherbini est une claque nietzschéenne qui sonne comme un impératif moral : "Parle-moi d'éternel retour"... l'éternel retour est la pierre de touche du surhomme. Que vive le surhomme qui danse au son de l'éternel retour !

« Comment ? était-ce là la vie ? Allons ! Recommençons encore une fois ! » - Nietzsche, "Ainsi parlait Zarathoustra" - De la vision et de l'énigme §1

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 20:21
Suprahumanism

"Nietzsche prophesied that the Earth will eventually belong to either the last man or to the superman. There are no other alternatives."

Daniel S. Forrest, "Suprahumanism", éditions Arktos.

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 20:12
Une question de style

Le nietzschéisme se manifeste dans le style. Nietzsche a ainsi pu écrire : "mon style est une danse" (in "Le Crépuscule des idoles") et comparer "Ainsi parlait Zarathoustra" à une symphonie. Olivier Meyer, auteur du "Guide des citations Nietzsche" et de l'essai "Nietzsche Hyperboréen ou l'école du surhomme", a défini le surhumanisme comme une question de style : "Le style c'est l'homme. Le grand style, le surhomme." Dès lors soyez stylés en suivant les conseils de rédaction prodigués par Nietzsche à Lou Salomé en 1882 :

  1. Le dynamisme est la première nécessité : un style doit être vivant.
  2. Un style doit être adapté à la personne avec laquelle vous souhaitez communiquer (loi de la relation mutuelle).
  3. On doit déterminer précisément ce que l’on souhaite dire avant d’écrire. L’écriture doit être mimétisme.
  4. Etant donné qu’il manque à l’écrivain beaucoup des moyens de l’orateur, il doit par nécessité être très expressif dans sa présentation. Sinon sa copie écrite apparaîtra beaucoup plus fade.
  5. La richesse de la vie se révèle à travers une richesse de gestes. On doit apprendre à tout ressentir — la longueur des phrases, la ponctuation, le choix des mots, les pauses, la séquence des arguments — comme des gestes.
  6. Faites attention aux points. Seuls ceux qui peuvent parler longtemps sans respirer peuvent utiliser des points. Pour la plupart des gens, les points relèvent de l’affectation (i.e. avoir aussi recours aux autres signes de ponctuation).
  7. Un style doit démontrer que l’on croit dans les idées exprimées — pas seulement qu’on les pense mais aussi qu’on les ressent.
  8. Plus une vérité que l’on souhaite enseigner est abstraite, plus on doit d’abord s’adresser aux sens de ses interlocuteurs.
  9. La stratégie d’un bon rédacteur de prose consiste à s’approcher de la poésie sans jamais y céder.
  10. Ce n’est pas convenable ou intelligent d’interdire à ses lecteurs les plus évidentes objections. Il est largement préférable de laisser les lecteurs exprimer en dernier ressort la quintessence de la sagesse de l’auteur.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 20:46
Pierre Vial

Réponses au questionnaire de la Nietzsche académie de Pierre Vial, président de l'association Terre et peuple, ancien enseignant d'histoire médiévale à Lyon III, auteur de la préface d'"Ainsi parlait Zarathoustra" traduction et commentaires de Robert Dun aux éditions A.H.E.

Nietzsche Académie - Quelle importance a Nietzsche pour vous?

Pierre Vial - Il est tout simplement le meilleur guide de vie.

N.A. - Quel livre de Nietzsche recommanderiez-vous?
P.V. - Ainsi parlait Zarathoustra.

N.A. - Etre nietzschéen, qu'est-ce que cela veut dire?
P.V. - Avoir le souci permanent de devenir ce que l'on est.

N.A. - Le nietzschéisme est-il de droite ou de gauche?
P.V. - Cette question aurait certainement fait beaucoup rire Nietzsche.

N.A. - Quels auteurs sont nietzschéens?
P.V. - Tous ceux qui sont en marche vers les hauts sommets.

N.A. - Pourriez-vous donner une définition du Surhomme?
P.V. - Un tel symbole ne s'enferme pas dans une définition.

N.A. - Votre citation favorite de Nietzsche?
P.V. - "Est-ce au bonheur que j'aspire ? Ce à quoi j'aspire c'est mon oeuvre" (Ainsi parlait Zarathoustra).

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 20:19
Entretien avec Nietzsche

Entretien exclusif avec Friedrich Nietzsche dont les réponses sont tirées de son livre testament Ecce Homo dans lequel le philosophe a pris soin de décrypter son oeuvre, ses intentions et son identité en prévision des mésinterprétations possibles à venir. Après un siècle de mystifications, Nietzsche revient pour s’expliquer :


Nietzsche Académie - Pourquoi prenez-vous la parole ?
Friedrich Nietzsche - Parce que la grandeur de ma tâche et la petitesse de mes contemporains ont créé une disproportion qui les a empêchés de m’entendre et même de m’entrevoir. Dans ces conditions j’ai un devoir, celui de dire : Ecoutez-moi, car je suis un tel. Et n’allez surtout pas confondre.

NA - Très bien, alors qui êtes-vous M. Nietzsche ?
FN - Je ne suis nullement, par exemple, un croque-mitaine, un monstre moral, - je suis même, de par nature, à l’antipode du genre d’hommes qu’on a vénérés jusqu’ici comme vertueux. Il me semble, entre nous, que c’est justement ce qui me fait honneur. Je suis un disciple du philosophe Dionysos. J’aimerais mieux à la rigueur être un satyre qu’être un saint.

NA - Quel est votre but ? Améliorer l’humanité ?
FN - « Améliorer » l’humanité serait la dernière des choses que j’irais jamais promettre. Je n’érige pas de nouvelles « idoles ». Les renverser (et j’appelle idole tout idéal), voilà bien plutôt mon affaire. On a dépouillé la réalité de sa valeur, de son sens et de sa véracité en forgeant un monde idéal à coups de mensonges... Le « monde de la vérité » et le « monde de l’apparence »... je les appelle en bon français le monde du mensonge et la réalité...L’idéal n’a cessé de mentir en jetant l’anathème sur la réalité, et l’humanité elle-même, pénétrée de ce mensonge jusqu’aux moelles, s’en est trouvée faussée et falsifiée dans ses plus profonds instincts, elle en est allée jusqu’à adorer les valeurs opposées aux seules qui lui eussent garanti la prospérité, l’avenir, le droit suprême au lendemain.

NA - Quelle est votre philosophie ?
FN - Philosopher, comme je l’ai toujours entendu et pratiqué jusqu’ici, c’est vivre volontairement sur la glace et les cimes, à la recherche de tout ce qui est surprise et problème dans la vie, de tout ce qui, jusqu’à présent, a été tenu au ban par la morale. Combien un esprit supporte-t-il de vérité, combien en ose-t-il ? Voilà le critérium qui m’a servi de plus en plus pour mesurer exactement les valeurs.

NA - Et quelle est cette vérité ?
FN - Tout ce qui s’appelait « Vérité » jusqu’ici a été reconnu pour la forme la plus nuisible, la plus perfide, la plus sournoise du mensonge ; on a soulevé le voile du prétexte sacré, l’ « amélioration » de l’humanité, et on a découvert une ruse pour anémier la vie à mort, pour l’épuiser en lui suçant le sang. Avec la notion de l’homme bon, on a pris parti pour les faibles, les infirmes, les ratés, les gens malades d’eux-mêmes et tout ce qui doit disparaître ! On a contrecarré la loi de la sélection, on a fait un idéal de s’opposer à l’homme fier et bien venu, à l’homme qui dit « oui », qui est sûr du lendemain et qui garantit l’avenir – on a fait de lui le méchant... Et on a cru à tout cela ! Et on l’a appelé morale ! – Ecrasez l’infâme !

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 21:22

Heidegger.jpg"Le malheur voulut que tous les "nietzschéens" français, généralement acquis à la cause de Heidegger, s'engouffrassent comme un seul homme dans cette brèche ouverte par Heidegger - trou littéralement béant puisque tout propos nietzschéen en était biffé - et en adoptassent d'emblée le magistral contresens. Asinus asinum fricat, entre faussaires on se comprend. C'est ainsi qu'on vit, à partir des années 1960, s'affirmer petit à petit le profil étrange d'un Nietzsche "de gauche" (...)".

 

Clément Rosset, "Nietzsche infréquentable ou mal fréquenté ? ", in "L'Imbécile", numéro 1, avril 2004.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:05

Nietzsche187a1"La volonté de puissance, c'est la volonté de puissance ! Inutile de jouer sur les mots, comme le font les intellectuels efféminés. C'est la volonté de survivre, de dominer et de vaincre, la loi fondatrice de toute vie. (...) Tous ces crachoteurs philosophards, qui tentent de détourner Nietzsche (comme ils ont détourné Céline et d'autres), nous expliquent, avec la classique posture d'imposteurs, qu'au fond le Surhomme n'est pas le Dominateur, mais le "penseur" qui domine son "empire intérieur", bref, une sorte de moine, d'ascète mondain, mais surtout pas un guerrier ! Biaiseries d'exégètes travestisseurs. Mais lisons clairement Nietzsche, sans ces pas-de-menuet de petits maîtres interprétateurs terrorisés par l'idéologie dominante. Il a dit ce qu'il a dit, et pas le contraire. La théorie du Surhomme et de la volonté de puissance est bien à prendre au premier degré. Méfions-nous de ces neutralisateurs, qui "interprètent" tous les grands auteurs européens, les aseptisent, les relisent selon une grille politiquement correcte (au "deuxième degré"), faute de pouvoir les censurer."

 

Guillaume Faye, "Avant-guerre", éd. L'Aencre, 2002.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 16:52

Nietzsche versus Superman"Le surhomme n’est pas un personnage de fiction. Pour paraphraser Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra, le surhomme est le sens de la terre. C’est pourquoi Nietzsche, par la voix de Zarathoustra, interpelle le lecteur qu’il appelle mon frère et lui demande de rester fidèle à la terre. Il met en garde contre les prêcheurs d’arrière monde, le monde des nuées où prospère les faux monnayeurs. Le surhomme est une réalité, un homme au-dessus du troupeau, ici et maintenant, pas une fiction, un personnage de comics book à la superman, fiction compensatrice du complexe de frustration du dernier homme qui se ment à lui-même et se rêve plus grand qu’il ne l’est. Non le surhomme, c’est d’abord, à l’image de Dionysos, le dieu grec du vin, une réalité organique, enracinée dans le vivant, tirant sa force de ses instincts, de son corps comme la vigne de ses racines. Le surhomme est un pur sang et son esprit vif-argent est la manifestation de cette grande santé tant il est vrai, comme le souligne Nietzsche, que le sang est esprit. Il est l’homme de l’Eternel retour, comme la vigne qui meurt l’hiver et renaît au printemps, celui qui dit oui à la vie."

 

Olivier Meyer, "Nietzsche Hyperboréen ou l'école du Surhomme", éditions du Lore, 2011 : link

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 20:11

Bataille.jpg"Nietzsche s'adressait à des esprits libres, incapables de se laisser utiliser."

 

Georges Bataille, "Acéphale", n°2, 1937. 

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 16:18

Nietzsche-par-Olivier-Carre.jpgNaissance il y a 170 ans le 15 octobre 1844 à Röcken en Prusse de Friedrich Nietzsche.

 

 

"Certains naissent posthumes."

 

Nietzsche in L'Antéchrist

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